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Actualités - Communiques Et Declarations

L'hommage au maître Spielberg : un Shakespear de l'image

Steven Spielberg voyait en Akira Kurosawa un artiste de l’image, au sens de la forme, et un «Shakespeare visuel de notre temps» pour la dramaturgie et la force émotive de ses films. «C’était un peintre – aussi proche d’un impressionniste qu’on peut l’être dans un film (... ) et à mon avis (il était) le Shakespeare visuel de notre temps», a-t-il déclaré à la presse, en marge du festival du cinéma américain de Deauville. Les films de Kurosawa ont contribué à asseoir la réputation du cinéaste mais aussi à faire connaître d’autres maîtres tels que Yasujiro Ozu – qui est peut-être plus près de la sensibilité japonaise profonde – ou Kenji Mizoguchi. Spielberg s’est déclaré «profondément attristé» du décès du patriarche nippon «mais ce qui m’encourage, a-t-il ajouté, c’est le fait qu’il ait travaillé jusqu’à la fin de ses jours». «Je pense qu’il est peut-être le seul à avoir réellement fait jusqu’au bout des films devenus ou qui deviendront des classiques». «Même si financer ses derniers films relevait d’un véritable combat, il nous a à tous donné l’espoir de ne pas être obligé de partir à la retraite à 65 ans et prouvé qu’on peut continuer à être grand quand on a 80 ans ou plus». Kurosawa, et plus généralement le cinéma nippon, fut pourtant une découverte tardive pour le cinéaste de «Duel». «Je suis venu tard au cinéma japonais parce ce que j’étais fou de la Nouvelle Vague française et du cinéma italien», a-t-il expliqué. «Mes héros, en dehors des Etats-Unis, étaient Antonioni, Truffaut, Lelouch, Fellini. Il a fallu attendre que je sois au lycée – j’ai honte de le dire – pour voir «Les sept samouraïs», mais ce fut alors le coup de foudre». Spielberg s’est bien rattrapé par la suite. «J’ai été très honoré de pouvoir faire l’intermédiaire entre la Warner et Kurosawa pour le financement de «Ran»», a-t-il dit. Cependant que George Lucas et Francis Ford Coppola avaient «parrainé» «Kagemusha» cinq ans plus tôt.
Steven Spielberg voyait en Akira Kurosawa un artiste de l’image, au sens de la forme, et un «Shakespeare visuel de notre temps» pour la dramaturgie et la force émotive de ses films. «C’était un peintre – aussi proche d’un impressionniste qu’on peut l’être dans un film (... ) et à mon avis (il était) le Shakespeare visuel de notre temps», a-t-il déclaré à la presse, en marge du festival du cinéma américain de Deauville. Les films de Kurosawa ont contribué à asseoir la réputation du cinéaste mais aussi à faire connaître d’autres maîtres tels que Yasujiro Ozu – qui est peut-être plus près de la sensibilité japonaise profonde – ou Kenji Mizoguchi. Spielberg s’est déclaré «profondément attristé» du décès du patriarche nippon «mais ce qui m’encourage, a-t-il ajouté, c’est le fait...