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Actualités - Chronologie

Wall Street emportée par la tempête financière

Wall Street a été emportée par la tempête financière mondiale la semaine passée et son principal baromètre, l’indice Dow Jones des valeurs vedettes, a chuté de 411,43 points (5,11%), sa plus forte baisse hebdomadaire en termes de points, à 7.640,25. La correction du Dow Jones depuis le niveau record de 9.337 affiché à la mi-juillet s’élève désormais à 20%, un pourcentage qui signale, selon les analystes, que le marché est entré dans une phase baissière. L’indice général du Nasdaq, la bourse électronique où sont cotés un grand nombre de titres de la technologie, a plongé de 73,16 points (4,46%) à 1.566,52. Sur le marché obligataire, le rendement sur l’obligation à 30 ans, qui évolue en sens inverse du prix, est tombé à 5,27% contre 5,344%. Lundi, jour où Wall Street a subi la deuxième plus forte baisse en points de l’histoire, avec une chute de 512,61 points (6,36%), le rendement de l’obligation à long terme, principale référence du marché obligataire, avait plongé à 5,25% un nouveau plancher historique. Les milieux financiers américains craignent de voir la crise qui a déjà ravagé l’Asie et la Russie s’étendre à l’Amérique latine, l’un des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis. Les craintes d’une récession qui pourrait se rapprocher des Etats-Unis, ont incité les opérateurs à se débarrasser de leurs titres boursiers et à chercher refuge dans les obligations. Le secrétaire au Trésor américain Robert Rubin a multiplié les commentaires rassurants sur l’économie des pays d’Amérique latine, mais la firme de notation financière Moody’s a abaissé les notes du Brésil et du Venezuela et placé sous revue en vue d’un éventuel abaissement celles de l’Argentine et du Mexique. Les Bourses latino-américaines se sont également effondrées et à Sao Paolo, au Brésil, les transactions ont été suspendues vendredi en début d’après-midi au moment où la baisse de l’indice Bovespa dépassait 10%. Les bénéfices d’entreprise Cet indice a néanmoins réussi à réduire ses pertes à 6,13% à la clôture. «Cela nous ramène à 1994 quand cela avait commencé avec le Mexique», a relevé Ed La Varnaway, analyste boursier de la maison de titres First Albany. «Cela réveille les craintes de voir le feu qui a ravagé l’Asie se propager à l’hémisphère occidental et toucher en dernier ressort les Etats-Unis», a-t-il ajouté. La dégringolade a également été attribuée par des analystes aux inquiétudes d’un ralentissement des bénéfices d’entreprise au troisième trimestre, surtout pour les multinationales. «Le récent mouvement de vente à Wall Street reflète la prise de conscience de plus en plus réelle des perspectives en retrait des bénéfices des sociétés», a souligné Merrill Lynch dans une note de conjoncture en ajoutant que «le marché pourrait rester faible pour un moment encore». Les bancaires et les financières ont essuyé la grande partie des pertes de Wall Street. JP Morgan a plongé vendredi à 86-15/16 contre 97-9/16 une semaine plus tôt, Citicorp à 92-5/16 contre 117-1/4 et Chase Manhattan est tombé à 45-1/4. Ces trois banques sont très exposées en Amérique latine et en particulier au Brésil. Les multinationales ont également reculé en raison des craintes d’un ralentissement de leurs bénéfices dans les pays frappés par la crise. Coca-Cola a fini à 62 contre 72-9/16. De nombreux autres secteurs sont resté stables. Les pétrolières ont progressé avec le bond du prix du brut, sur les craintes d’un arrêt des exportations de pétrole de Russie. Mobil a terminé à 72-11/16 contre 69 et Chevron à 77-7/8 contre 75-1/4. (AFP)
Wall Street a été emportée par la tempête financière mondiale la semaine passée et son principal baromètre, l’indice Dow Jones des valeurs vedettes, a chuté de 411,43 points (5,11%), sa plus forte baisse hebdomadaire en termes de points, à 7.640,25. La correction du Dow Jones depuis le niveau record de 9.337 affiché à la mi-juillet s’élève désormais à 20%, un pourcentage qui signale, selon les analystes, que le marché est entré dans une phase baissière. L’indice général du Nasdaq, la bourse électronique où sont cotés un grand nombre de titres de la technologie, a plongé de 73,16 points (4,46%) à 1.566,52. Sur le marché obligataire, le rendement sur l’obligation à 30 ans, qui évolue en sens inverse du prix, est tombé à 5,27% contre 5,344%. Lundi, jour où Wall Street a subi la deuxième plus forte...