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Actualités - Chronologie

Un choc allergique imprévisible

Le curare, sans doute à l’origine du choc allergique qui a plongé Jean-Pierre Chevènement dans le coma, est présent dans un grand nombre de produits anesthésiques, expliquent des médecins. Le curare entre dans la composition de la majorité des liquides utilisés pour les anesthésies générales. Il sert à relâcher les muscles et faciliter le travail des chirurgiens, déclare le Dr Jean Garric, du CHU de Nancy. Ce type d’anesthésie est employé notamment pour la chirurgie abdominale — comme l’opération de la vésicule biliaire du ministre de l’Intérieur — mais aussi pour des interventions thoraciques ou orthopédiques. Il est également utile pour la procédure d’intubation qui permet au malade endormi de bénéficier d’une assistance respiratoire. Si le risque d’allergie au curare est connu, il reste rare et il n’est pas possible de procéder à un dépistage systématique auprès de tous les patients, ajoute-t-on. Un patient allergique au curare peut réagir par un simple «rash cutané» et devenir rouge, mais aussi par un «bronchospasme», qui ressemble à une crise d’asthme, ou une vasodilatation importante des vaisseaux sanguins. Cette dernière peut avoir des conséquences dramatiques car le sang arrête de circuler normalement dans l’organisme et ne fournit plus l’oxygène nécessaire aux cellules. L’organe le plus rapidement touché par cette absence d’oxygène est le cerveau, qui peut subir des séquelles souvent irréparables au bout de quelques minutes seulement. Pour assurer une oxygénation minimale, les médecins entourant Jean-Pierre Chevènement auraient pratiqué un massage cardiaque pendant une heure, une durée particulièrement longue de l’avis de plusieurs anesthésistes. C’est sans doute ce choc cardiocirculatoire qui a provoqué chez Jean-Pierre Chevènement une «encéphalopathie post-anoxyque», c’est-à-dire un coma. Les autres organes peuvent être touchés par une absence prolongée de l’oxygène transporté par le sang. Une telle «défaillance multiviscérale» peut affecter les reins et le foie notamment. Si des séquelles sont possibles et même probables, elles ne sont pas toujours définitives et peuvent disparaître ou s’amoindrir au fil des semaines. (Reuters)
Le curare, sans doute à l’origine du choc allergique qui a plongé Jean-Pierre Chevènement dans le coma, est présent dans un grand nombre de produits anesthésiques, expliquent des médecins. Le curare entre dans la composition de la majorité des liquides utilisés pour les anesthésies générales. Il sert à relâcher les muscles et faciliter le travail des chirurgiens, déclare le Dr Jean Garric, du CHU de Nancy. Ce type d’anesthésie est employé notamment pour la chirurgie abdominale — comme l’opération de la vésicule biliaire du ministre de l’Intérieur — mais aussi pour des interventions thoraciques ou orthopédiques. Il est également utile pour la procédure d’intubation qui permet au malade endormi de bénéficier d’une assistance respiratoire. Si le risque d’allergie au curare est connu, il reste rare...