L’état de santé de Jean-Pierre Chevènement, victime mercredi d’un accident d’anesthésie qui l’a plongé dans le coma, continue de s’améliorer lentement. «Il y a une amélioration sensible», déclarait-on vendredi en fin de matinée de source médicale. «Les différents paramètres s’améliorent lentement. On est sur la bonne voie», avait-on déclaré auparavant de source informée, sans vouloir toutefois se prononcer sur les séquelles neurologiques possibles. Un scanner pourrait être pratiqué «dans quatre ou cinq jours» pour tenter de parvenir à un diagnostic sur cette question, a précisé une autre source. Le ministre de l’Intérieur, placé jeudi dans le service des soins intensifs du Val-de-Grâce, avait déjà réagi en début de soirée à la lumière et à l’énoncé de son nom, ce qui a permis d’envisager une sortie de coma. Le médecin-chef du Val-de-Grâce, Yves Cudennec, avait alors souligné que les médecins étaient «très modérément optimistes». Jean-Pierre Chevènement, qui est âgé de 59 ans, a été victime d’un arrêt cardiaque mercredi matin au moment de l’injection d’anesthésiant préalable à l’intervention chirurgicale sur la vésicule. Les médecins du bloc opératoire ont eu «beaucoup de mal à le ramener» à la vie et massages cardiaques et chocs électriques ont été opérés «dans des conditions dramatiques». La plupart des quotidiens ont souligné vendredi matin le poids politique du ministre de l’Intérieur au sein du gouvernement. «Chevènement: l’absence», a ainsi titré «Libération» en publiant une photo du ministre, prise de dos. «Inquiétude pour Chevènement», a résumé «Le Figaro». Invité vendredi matin sur RTL, Daniel Vaillant, ministre des Relations avec le Parlement et proche de Lionel Jospin, a salué le rôle joué par Jean-Pierre Chevènement au sein du gouvernement et de la majorité en affirmant que le ministre de l’Intérieur manquait à ses collègues. Jean-Pierre Chevènement «manque énormément à la fois parce que c’est un ministre de grande compétence, qui a montré beaucoup de maîtrise, une grande force de travail au ministère de l’Intérieur, et, en même temps, parce que c’est un des éléments de cette équipe soudée mais plurielle», a-t-il dit. «On sent que c’est un homme heureux d’être dans ses responsabilités, au service de l’intérêt général», a-t-il ajouté. «Je pense qu’aujourd’hui il fait lui-même cette synthèse entre ses convictions personnelles et puis l’action au service de l’intérêt et je pense qu’il est bien à sa place dans le gouvernement et je souhaite vraiment qu’il nous revienne très vite», a-t-il ajouté. Le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, Jean-Jack Queyranne, a inauguré pour sa part dans la matinée son intérim au ministère de l’Intérieur. Place Beauvau, on prévoit que le ministre par intérim, au-delà de la gestion des affaires courantes, différera toute décision importante, au moins jusqu’à ce que les médecins puissent se prononcer sur les conséquences exactes de l’accident opératoire de Jean-Pierre Chevènement. (Reuters).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’état de santé de Jean-Pierre Chevènement, victime mercredi d’un accident d’anesthésie qui l’a plongé dans le coma, continue de s’améliorer lentement. «Il y a une amélioration sensible», déclarait-on vendredi en fin de matinée de source médicale. «Les différents paramètres s’améliorent lentement. On est sur la bonne voie», avait-on déclaré auparavant de source informée, sans vouloir toutefois se prononcer sur les séquelles neurologiques possibles. Un scanner pourrait être pratiqué «dans quatre ou cinq jours» pour tenter de parvenir à un diagnostic sur cette question, a précisé une autre source. Le ministre de l’Intérieur, placé jeudi dans le service des soins intensifs du Val-de-Grâce, avait déjà réagi en début de soirée à la lumière et à l’énoncé de son nom, ce qui a permis...