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Actualités - Chronologie

Les empoisonnements suspects se multiplient au Japon

Les affaires d’empoisonnement inexpliquées se multiplient au Japon cet été avec l’annonce jeudi d’un nouveau cas qui a fait un mort après l’absorption du contenu d’une canette de thé, une information rendue publique trois jours après les faits. Cette dernière, qui survient après une autre affaire similaire, suscite déjà un vent de psychose dans la région où elle a eu lieu, dans la préfecture de Nagano (centre du pays). Les ventes de boissons en boîte s’effondrent, selon le gérant d’un magasin. La victime, Ichijuro Nakazawa, 58 ans, est mort deux heures après avoir bu une canette de thé Oolong, une variété de thé chinois très appréciée au Japon, qui contenait, semble-t-il, un poison, du cyanure, a précisé un responsable de la police. Nakazawa s’est évanoui peu après avoir avalé le thé pendant son petit déjeuner, à Suzaka (centre du Japon), près de Nakano. Conduit à l’hôpital, il y est décédé peu après. La canette présentait un orifice dans le fond recouvert par un matériau translucide, peut-être de la colle. Sa famille n’a prévenu la police qu’après avoir entendu parler dans les médias d’une autre affaire qui présente des similitudes troublantes. Le gérant d’un supermarché à Suzuka, dans le centre du pays, avait en effet noté la présence d’un trou dans le fond d’une canette de thé. Il avait alors ingurgité un peu de cette boisson qu’il avait immédiatement recrachée du fait de son goût amer, selon la police. Cyanure Celle-ci a plus tard trouvé des traces de cyanure dans cette boisson. D’autre part, plusieurs élèves d’une école secondaire ont été incommodés mercredi après avoir bu une boisson en boîte dans la même localité, selon l’agence Jiji Press. Interrogée, la police a refusé de commenter cette information. Elle a cependant mobilisé une équipe de 100 enquêteurs à Suzaka pour tenter d’arrêter le ou les coupables. «Nous avons distribué des feuilles volantes de mise en garde dans les supermarchés, les restaurants et les maisons particulières», a expliqué un porte-parole de la police locale. Ces tracts invitent les habitants à «vérifier soigneusement» les boîtes de thé. «Si vous décelez des altérations sur une canette, il faut le dire au magasin où vous l’avez achetée et si vous notez des comportements suspects dans un supermarché, dites-le au gérant ou à la police», précise cette note. Mercredi, c’est un chauffeur de taxi de 38 ans qui avait bu une canette contenant un pesticide, à Koryo (ouest). Cet homme avait lui aussi recraché ce qu’il avait bu du fait de son goût amer, selon les services de police qui ont trouvé des traces d’un pesticide identifié sous le nom de DDVP. Cent cinquante policiers enquêtent d’autre part sur les circonstances de la mort de quatre personnes, décédées le 25 juillet lors d’une fête de quartier après avoir mangé un plat au curry où se trouvait de l’arsenic, dans la localité de Sonobe, près de la ville de Wakayama (sud-ouest): il s’agit d’un garçon de dix ans, d’une jeune fille de 16 ans, du chef d’une association de quartier et de son adjoint. 67 personnes avaient dû être hospitalisées. L’enquête piétine depuis lors. L’un des enquêteurs est mort mercredi d’une crise cardiaque après avoir passé des journées d’un travail épuisant sur cette affaire. Fin août, un inconnu avait expédié par la poste des bouteilles de désinfectant à 23 adolescents d’une école de Tokyo et à leur professeur en le présentant comme un produit amincissant. Un seul des récipiendaires a bu le produit, un garçon de 14 ans qui a immédiatement souffert de nausées et a été hospitalisé. Début août enfin, plusieurs personnes ont été incommodées après avoir bu un thé où l’on a retrouvé une substance chimique. (AFP)
Les affaires d’empoisonnement inexpliquées se multiplient au Japon cet été avec l’annonce jeudi d’un nouveau cas qui a fait un mort après l’absorption du contenu d’une canette de thé, une information rendue publique trois jours après les faits. Cette dernière, qui survient après une autre affaire similaire, suscite déjà un vent de psychose dans la région où elle a eu lieu, dans la préfecture de Nagano (centre du pays). Les ventes de boissons en boîte s’effondrent, selon le gérant d’un magasin. La victime, Ichijuro Nakazawa, 58 ans, est mort deux heures après avoir bu une canette de thé Oolong, une variété de thé chinois très appréciée au Japon, qui contenait, semble-t-il, un poison, du cyanure, a précisé un responsable de la police. Nakazawa s’est évanoui peu après avoir avalé le thé pendant...