Au moins quatre-vingt cinq Banyamulenge (Tutsis congolais, d’origine rwandaise) ont été massacrés à la mi-août dans le sud-est de la République Démocratique du Congo par les forces loyales au président Laurent-Désiré Kabila et des miliciens hutus rwandais, ont affirmé à l’AFP deux témoins. Ces deux témoins ont expliqué être des survivants de la tuerie perpétrée à la mi-août dans le village de Viura, auquel des centaines d’autres personnes ont réchappé en parvenant à s’enfuir. Selon eux, les soldats de Kabila, les Interahamwe et des membres de tribus locales avaient en effet emprisonné 1.726 Tutsis dans des églises, des écoles, des cases, mais la plupart ont réussi, au bout de quelques jours de détention et de torture, à s’enfuir dans le bush. A peu près équidistant de Kalémié et Moba, Viura se situe à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest du lac Tanganyika. «Les soldats aidés par nos voisins d’autres tribus et des Interahamwe rwandais, en ont massacré 85, qui étaient trop faibles pour fuir: les vieux, les invalides, des femmes, des bébés», a raconté Lawi Rugira. «Puis ils se sont mis à notre poursuite. Certains se servaient d’arcs et de flèches. Ils en ont tué encore plus, mais on ne sait pas exactement combien», ajoute cet ingénieur de 39 ans, en précisant que les «Interahamwe parlaient kinyarwanda». Mathias Hakizimana, 44 ans, qui formait des fonctionnaires à Viura, apporte un témoignage similaire, en montrant des cicatrices sur ses jambes causées, dit-il, par des coups de couteaux et de baïonnettes. Ces événements n’ont pas pu être confirmés de sources indépendantes. Mais à Kalémié, des femmes font également état de la capture de Tutsis originaires de Viura par les troupes gouvernementales, avant le 26 août, date à laquelle Kalémié est passée sous contrôle de la rébellion. Selon ces femmes, réunies dans une «maison de veuves», les forces loyalistes ont emmené avec elles 77 hommes et 64 femmes en jurant de les tuer. Seuls 3 de ces hommes et 40 de ces femmes ont été revus depuis. (AFP)
Au moins quatre-vingt cinq Banyamulenge (Tutsis congolais, d’origine rwandaise) ont été massacrés à la mi-août dans le sud-est de la République Démocratique du Congo par les forces loyales au président Laurent-Désiré Kabila et des miliciens hutus rwandais, ont affirmé à l’AFP deux témoins. Ces deux témoins ont expliqué être des survivants de la tuerie perpétrée à la mi-août dans le village de Viura, auquel des centaines d’autres personnes ont réchappé en parvenant à s’enfuir. Selon eux, les soldats de Kabila, les Interahamwe et des membres de tribus locales avaient en effet emprisonné 1.726 Tutsis dans des églises, des écoles, des cases, mais la plupart ont réussi, au bout de quelques jours de détention et de torture, à s’enfuir dans le bush. A peu près équidistant de Kalémié et Moba, Viura se...
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