Une polémique sur les causes de la mort de Napoléon oppose un médecin et un historien canadiens à la suite de la publication d’un article cosigné par le biochimiste affirmant qu’une erreur médicale pourrait être à l’origine du décès de l’empereur français. Dans la dernière édition du «Journal of the History of Medicine», le Dr Thomas Hindmarsh, de l’Université d’Ottawa, et Philip Corso, de l’Université de Yale, concluent que Napoléon Ier est probablement mort le 5 mai 1821 à la suite d’une erreur d’un médecin britannique qui lui aurait administré une trop forte dose d’un laxatif appelé calomel. Cette hypothèse a soulevé l’indignation de l’historien canadien Ben Weider, président de l’association napoléonienne internationale et auteur du livre «Qui a tué Napoléon?» vendu à plus d’un million d’exemplaires. «Ces thèses font abstraction du contexte historique et n’ont pas d’arguments logiques», a déclaré M. Weider, ardent défenseur pour sa part de l’hypothèse d’un empoisonnement de l’empereur commandité par les Bourbon. Selon lui, les descendants de la famille royale française, craignant que Napoléon ne s’échappe de l’île Sainte-Hélène comme il l’avait fait de son premier exil à l’île d’Elbe en 1815, avaient envoyé un émissaire pour l’empoisonner lentement. Les deux médecins, ajoute-t-il, ne tiennent pas compte de l’ensemble des symptômes décrits par le valet de Napoléon dans son journal, caractéristiques selon lui d’une intoxication à l’arsenic. L’historien canadien s’appuie également sur les analyses effectuées par le FBI en 1995 sur un cheveu de l’empereur prouvant que ce dernier avait absorbé des fortes doses de cette substance de façon irrégulière. De son côté, Thomas Hindmarsh réplique que «les preuves soutenant l’hypothèse d’un empoisonnement sont faibles». Le corps de Napoléon lors de l’autopsie ne présentait pas les signes d’une intoxication à l’arsenic, ajoute-t-il. Le médecin affirme que l’empereur souffrait d’un cancer de l’estomac qui l’aurait emporté probablement si sa mort n’avait pas été précipitée par la prise d’une dose de laxatif, la veille de son décès, cinq fois supérieure à celle qui lui était prescrite habituellement. (AFP)
Une polémique sur les causes de la mort de Napoléon oppose un médecin et un historien canadiens à la suite de la publication d’un article cosigné par le biochimiste affirmant qu’une erreur médicale pourrait être à l’origine du décès de l’empereur français. Dans la dernière édition du «Journal of the History of Medicine», le Dr Thomas Hindmarsh, de l’Université d’Ottawa, et Philip Corso, de l’Université de Yale, concluent que Napoléon Ier est probablement mort le 5 mai 1821 à la suite d’une erreur d’un médecin britannique qui lui aurait administré une trop forte dose d’un laxatif appelé calomel. Cette hypothèse a soulevé l’indignation de l’historien canadien Ben Weider, président de l’association napoléonienne internationale et auteur du livre «Qui a tué Napoléon?» vendu à plus...
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