Le premier ministre britannique Tony Blair a entamé une série d’entretiens par téléphone avec des dirigeants des autres pays du G7 à propos de la crise financière sans précédent que traverse la Russie, a indiqué Downing Street. Cette initiative est intervenue alors que les Occidentaux sont de plus en plus inquiets quant à l’avenir des réformes économiques et de la politique de rigueur en Russie, en raison de la désignation au poste de premier ministre de Viktor Tchernomyrdine. M. Blair, dont le pays préside l’organisation informelle des sept pays les plus riches de la planète jusqu’à la fin de l’année, s’est entretenu samedi après-midi avec le président français Jacques Chirac et le premier ministre italien Romano Prodi, ont précisé ses services. L’objectif est «d’évaluer la situation (en Russie) et de partager nos analyses», avait précisé Downing Street avant le début des entretiens, en soulignant qu’aucun sommet du G7 sur la Russie n’était prévu pour le moment. Mais un porte-parole avait ajouté que des «contacts» avaient déjà été pris «à un niveau officiel» au sein du G7 et montraient «un accord général pour dire que le processus de réformes doit continuer afin de résoudre la crise» en Russie. Downing Street a refusé de divulguer la teneur précise des appels que M. Blair a effectués depuis Balmoral (Ecosse), où il passe le week-end en compagnie de la famille royale. L’Elysée a pourtant indiqué à Paris que MM. Chirac et Blair sont convenus qu’il était «essentiel» que les réformes engagées en Russie «soient poursuivies» et «qu’il fallait dans cet esprit soutenir l’action du directeur général du FMI». Ce dernier, Michel Camdessus, a également été contacté par le premier ministre britannique ainsi que le gouverneur de la Banque d’Angleterre Eddie George, a précisé Downing Street. Le premier ministre espére parler plus tard dans la soirée à ses homologues canadien Jean Chrétien et autrichien Viktor Klima, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne. Il entend s’entretenir dimanche avec le chancelier allemand Helmut Kohl et le premier ministre japonais Keizo Obuchi. M. Blair avait déjà discuté de la situation en Russie jeudi soir par téléphone avec le président américain Bill Clinton et «pourrait» le contacter de nouveau, a indiqué Downing Street. Ces consultations ont été amorcées au lendemain d’un appel lancé par les ministres des Finances des pays européens du G7 en faveur de «la poursuite du processus de réformes en Russie», dans une lettre à Viktor Tchernomyrdine. Ils ont prôné «un système fiscal équitable pour renforcer les fondements des finances publiques», demandé au premier ministre désigné de Russie que «des mesures soient prises afin de recréer la stabilité du système financier», et que «la Banque centrale de Russie puisse continuer à conduire une politique monétaire indépendante et tournée sur la stabilité». Les Occidentaux, inquiets de l’apparent affaiblissement du président Boris Eltsine, craignent que le nouveau gouvernement russe n’ait recours à une politique inflationniste et dirigiste pour tenter de sortir de la crise, allant à l’encontre des appels à la rigueur du Fonds monétaire international. Ils redoutent également que la crise financière ne se transforme en crise politique grave. (AFP)
Le premier ministre britannique Tony Blair a entamé une série d’entretiens par téléphone avec des dirigeants des autres pays du G7 à propos de la crise financière sans précédent que traverse la Russie, a indiqué Downing Street. Cette initiative est intervenue alors que les Occidentaux sont de plus en plus inquiets quant à l’avenir des réformes économiques et de la politique de rigueur en Russie, en raison de la désignation au poste de premier ministre de Viktor Tchernomyrdine. M. Blair, dont le pays préside l’organisation informelle des sept pays les plus riches de la planète jusqu’à la fin de l’année, s’est entretenu samedi après-midi avec le président français Jacques Chirac et le premier ministre italien Romano Prodi, ont précisé ses services. L’objectif est «d’évaluer la situation (en Russie)...
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