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Actualités - Chronologie

La réélection du président divise les panaméens

Les Panaméens se prononceront dimanche par référendum sur une réforme de la Constitution qui autoriserait la réélection immédiate du chef de l’Etat, actuellement interdite, et permettrait donc au président Ernesto Perez de briguer un second mandat. Alors que le «non» dominait nettement dans les enquêtes d’opinion depuis plusieurs mois, un des trois sondages publiés la semaine dernière donnait la victoire au «oui» avec 44,9% des voix, l’autre au «non» avec 55,7% et le troisième prévoyait un ex aequo à 37%. Selon l’ensemble des commentateurs, si le «oui» l’emportait, M. Perez serait en très bonne position pour gagner les élections du 2 mai prochain pour un nouveau mandat de cinq ans, face à Mireya Moscoso, candidate du principal parti d’opposition, le conservateur Parti Arnulfiste (PA, populiste), du nom du leader populiste Arnulfo Arias aujourd’hui décédé. Depuis plusieurs mois, le Parti révolutionnaire démocrate (PRD, social-démocrate), au pouvoir, a mobilisé ses moyens, très importants, pour assurer la victoire du «oui» en multipliant meetings et spots de télévision en faveur du «taureau», surnom que le président Perez doit à sa corpulence et à sa réputation de fonceur. Les principaux partis d’opposition, démocrates-chrétiens ou conservateurs, ont uni leurs forces au sein d’un Front pro-démocratie, dominé par le PA, pour s’opposer à ce qu’ils considèrent comme une tentative d’instaurer une «dictature civile». Devant une bataille qui s’annonce serrée, les deux camps tentent de convaincre les 1,7 million d’électeurs de se rendre aux urnes. «Nous déplacerons nos troupes par air, mer ou terre. Nous avons loué des avions, des bateaux et des autocars pour cela, parce que la consigne c’est tous aux urnes», a affirmé le secrétaire adjoint du PRD, Francisco Sanchez. L’opposition a demandé à ses militants de «ne pas rester au lit et de sortir voter, même à pied». Arrogance «Le «non» gagnera parce que le peuple est fatigué de l’arrogance du président qui veut se faire réélire pour satisfaire son ego», a affirmé Mireya Moscoso. La Coordination nationale d’unité syndicale (CONUSI), qui regroupe 23 organisations ouvrières, a demandé à la population de déposer un «‘non’ ouvrier, patriotique et populaire» dans l’urne, «pour freiner les ambitions démesurées d’un président dont le programme économique néolibéral a accru la misère et le chômage». Dans une récente interview, le président Perez a assuré qu’il n’a «aucun désir personnel» de garder le pouvoir mais que sa réélection permettrait de mener à terme la modernisation de l’économie du pays. (AFP)
Les Panaméens se prononceront dimanche par référendum sur une réforme de la Constitution qui autoriserait la réélection immédiate du chef de l’Etat, actuellement interdite, et permettrait donc au président Ernesto Perez de briguer un second mandat. Alors que le «non» dominait nettement dans les enquêtes d’opinion depuis plusieurs mois, un des trois sondages publiés la semaine dernière donnait la victoire au «oui» avec 44,9% des voix, l’autre au «non» avec 55,7% et le troisième prévoyait un ex aequo à 37%. Selon l’ensemble des commentateurs, si le «oui» l’emportait, M. Perez serait en très bonne position pour gagner les élections du 2 mai prochain pour un nouveau mandat de cinq ans, face à Mireya Moscoso, candidate du principal parti d’opposition, le conservateur Parti Arnulfiste (PA, populiste), du...