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Actualités - Reportage

Saghbine en vedette grâce à ses Mawassem (photos)

La cinquième édition des «Mawassem Saghbine» tire à sa fin. Après une prolongation de près d’une semaine en raison du vif succès de l’exposition, le bilan est des plus positifs, «malgré les temps durs que vivent les Libanais aujourd’hui», dit Viviane Ghanem. Au départ, «Mawassem Saghbine» avait deux objectifs: occuper utilement les femmes chez elles et inviter les Libanais des autres régions à découvrir la Békaa-Ouest. Aujourd’hui c’est chose faite, et l’opération, enrichie de nouvelles activités au fil des ans, a atteint sa vitesse de croisière. Mieux, beaucoup de Libanais de l’étranger ainsi que des touristes arabes, européens et mêmes américains, ont défilé cette année à l’exposition des «Mawassem» comme on l’appelle. Quarante dames donc travaillent chez elles tout au long de l’année, ou plus précisément pendant la période de la préparation de la «mouné», tout en s’occupant de leur foyer auquel elles apportent désormais un plus financier: «En préparant notre propre «mouné», nous augmentons les quantités en fonction de notre participation à l’exposition des «Mawassem», explique l’une d’elles, Leila. Cela nous occupe et constitue une rentrée intéressante pour la maison, une sorte de soutien au travail du chef de famille». Par contre, pour les deux soeurs, Fadia et Grace Ghoraïeb, qui tiennent un grand stand, il s’agit d’une affaire de clan. «Nous sommes trois familles d’agriculteurs qui vivent des produits de la terre. Cela nous permet de participer plus facilement aux «Mawassem» qui représentent une activité très importante. L’entreprise est intéressante à plus d’un titre pour nous comme pour tous les autres. Et comme la plupart des gens de Saghbine sont agriculteurs, c’est tout un village qui se retrouve autour d’une opération concluante pour la communauté. Ensuite, nous rencontrons beaucoup de gens qui viennent d’ailleurs. Et cet échange nous est bénéfique», dit Fadia. Andrée, elle, est mariée. Elle a trois enfants et son époux est employé dans un grand orphelinat de la région où on travaille le bois. Habile de ses doigts, elle confectionne des arrangements floraux avec des supports en bois achetés de l’orphelinat: « Je m’occupe, je suis doublement utile à mon foyer et, d’autre part, je contribue à encourager le travail des orphelins. Et puis j’aime bien cette participation à une entreprise communautaire où tout le monde se rencontre autour d’un même objectif». «Une autre activité que l’on développe bien maintenant», explique Viviane Ghanem qui veille sur cette manifestation comme à la prunelle de ses yeux, «est le travail du cuivre et de l’argenterie au village même. Et cela a l’air de bien marcher». La nouveauté de cette année a été la participation de trois artistes-peintres, Fadia el-Hachem, Corine Jawdat Ibrahim et Hicham Bekdache, venus de la capitale participer à l’exposition en donnant à voir des toiles peintes sur place, représentant des paysages de la Békaa, ainsi qu’un caricaturiste, Hassan Idilby qui a croqué une brochette d’hommes politiques. Bilan positif «Le bilan de cette année est très positif», dit encore Viviane Ghanem. «Les familles sont très satisfaites. Cela dit, il faut préciser quand même que l’Association pour le développement social et culturel de la Békaa-Ouest qui organise cette manifestation prélève 10% des recettes qui sont consacrées aux aides scolaires, comme au soutien aux personnes âgées et aux handicapés». «Mawassem Saghbine» est désormais une tradition qui mobilise tout un village déterminé à se développer.
La cinquième édition des «Mawassem Saghbine» tire à sa fin. Après une prolongation de près d’une semaine en raison du vif succès de l’exposition, le bilan est des plus positifs, «malgré les temps durs que vivent les Libanais aujourd’hui», dit Viviane Ghanem. Au départ, «Mawassem Saghbine» avait deux objectifs: occuper utilement les femmes chez elles et inviter les Libanais des autres régions à découvrir la Békaa-Ouest. Aujourd’hui c’est chose faite, et l’opération, enrichie de nouvelles activités au fil des ans, a atteint sa vitesse de croisière. Mieux, beaucoup de Libanais de l’étranger ainsi que des touristes arabes, européens et mêmes américains, ont défilé cette année à l’exposition des «Mawassem» comme on l’appelle. Quarante dames donc travaillent chez elles tout au long de...