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Actualités - Chronologie

Un entourage d'éducation modeste

Les personnes qui ont été les plus attristées en France par la mort de Diana sont souvent des femmes, d’éducation modeste, révèle une étude menée cette année en DEUG de sociologie à la Sorbonne. Les trois professeurs, François de Singly, Catherine Cicchelli-Pugeault et Olivier Martin, et leurs étudiants, ont interrogé 774 personnes âgées de 30 à 60 ans, pour savoir qui sont les personnes qui se sont senties proches de Diana à sa mort, et qui sont, au contraire, les personnes qui ont résisté à l’engouement. Les «proches» représentent 31% de l’échantillon, les sympathisants 25% et les résistants 36,5% des personnes interrogées. Les femmes apparaissent plus attirées que les hommes par la princesse: 38% des femmes et 24% des hommes appartiennent à la catégorie des proches. Inversement, 31% des femmes et 43% des hommes ne sont ni proches, ni sensibles à Diana. La princesse attirait aussi les personnes sensibles: 39,5% des personnes qui pleurent très facilement au cinéma ou à la télévision sont parmi les proches, contre 20,5% des personnes qui ne pleurent jamais, tandis que 45% des personnes qui ne pleurent jamais font partie des «résistants». Plus de la moitié (51%) des femmes n’ayant pas de diplôme, ou un diplôme inférieur au baccalauréat sont proches de Diana. La proportion tombe à 28,5% chez les femmes titulaires au moins de bac +3. La proportion est inverse chez les «résistantes»: 21,5% et 39%. Politiquement, l’étude montre que sont indifférents 61% des partisans de l’extrême-gauche, 42% des partisans de la gauche et de l’écologie, 30% des partisans du centre, 26% des partisans de la droite. Par ailleurs, «le rapport à Diana permet de repérer deux manières de transformer le monde social», note l’étude: ainsi, sur 100 personnes qui participent activement à une association caritative ou humanitaire, 41 sont proches de Diana, contre 24 qui participent à une association politique ou syndicale. Au contraire, les «résistants» ne sont que 29% chez les personnes investies dans l’humanitaire, mais 45% chez celles investies dans le politique et le syndical. Enfin, la religion différencie fortement les proches de Diana et les résistants: 40% des catholiques, et 20% seulement de ceux qui estiment ne pas avoir de religion appartiennent au groupe des proches. Inversement, un quart des catholiques et la moitié des «sans religion» sont indifférents à Diana. (AFP)
Les personnes qui ont été les plus attristées en France par la mort de Diana sont souvent des femmes, d’éducation modeste, révèle une étude menée cette année en DEUG de sociologie à la Sorbonne. Les trois professeurs, François de Singly, Catherine Cicchelli-Pugeault et Olivier Martin, et leurs étudiants, ont interrogé 774 personnes âgées de 30 à 60 ans, pour savoir qui sont les personnes qui se sont senties proches de Diana à sa mort, et qui sont, au contraire, les personnes qui ont résisté à l’engouement. Les «proches» représentent 31% de l’échantillon, les sympathisants 25% et les résistants 36,5% des personnes interrogées. Les femmes apparaissent plus attirées que les hommes par la princesse: 38% des femmes et 24% des hommes appartiennent à la catégorie des proches. Inversement, 31% des femmes et 43%...