Le Soudan déterminé à faire condamner les Etats-Unis
le 27 août 1998 à 00h00
Le Soudan poursuivait hier ses efforts pour faire condamner les Etats-Unis après leur frappe contre sa principale usine pharmaceutique et obtenir la venue d’une commission d’enquête internationale malgré le refus de Washington. «Les Etats-Unis manquent de crédibilité, de fondements juridiques et même de logique» dans leurs explications pour justifier la destruction de l’usine al-Chifaa le 20 août, a déclaré à Khartoum le chef de la diplomatie Moustafa Osmane Ismaïl, de retour d’une tournée dans les pays arabes, y compris l’Irak. Le ministre a une nouvelle fois démenti que l’entreprise fabriquait des produits toxiques, comme l’a affirmé l’administration américaine à qui il a demandé de fournir des preuves. Il a précisé que Washington était immédiatement entré en contact avec Khartoum pour expliquer que la destruction de cette usine ne visait pas le Soudan mais le réseau terroriste. «Nous n’avons rien contre le Soudan et nous avons besoin de sa coopération pour lutter contre le terrorisme», aurait expliqué le consul américain en poste à Khartoum, qui se trouvait à Nairobi au moment des faits, selon le ministre. «Nous n’avons pas fourni de réponse, a-t-il dit. «Celle-ci sera donnée par le Conseil de Sécurité de l’ONU». Fort du soutien de la Ligue arabe, de l’Organisation de la conférence islamique, du mouvement des Non-alignés et de l’Organisation de l’unité africaine, le Soudan ne désespère pas d’obtenir la constitution d’une commission d’enquête internationale sous l’égide de l’ONU sur les activités réelles de son usine et ceci malgré le refus de principe de Washington. «Nous avons d’autres alternatives», a expliqué M. Ismaïl en n’excluant pas le fait que cette commission puisse être composée d’experts européens. Il n’a fixé aucun délai pour le départ éventuel de l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Khartoum après la décision du gouvernement soudanais de réduire sa représentation diplomatique à Londres en signe de protestation contre le soutien britannique à Washington. «Ce soutien est injustifié. Il fallait d’abord savoir si les informations américaines étaient justes», a-t-il dit. (AFP - Reuters)
Le Soudan poursuivait hier ses efforts pour faire condamner les Etats-Unis après leur frappe contre sa principale usine pharmaceutique et obtenir la venue d’une commission d’enquête internationale malgré le refus de Washington. «Les Etats-Unis manquent de crédibilité, de fondements juridiques et même de logique» dans leurs explications pour justifier la destruction de l’usine al-Chifaa le 20 août, a déclaré à Khartoum le chef de la diplomatie Moustafa Osmane Ismaïl, de retour d’une tournée dans les pays arabes, y compris l’Irak. Le ministre a une nouvelle fois démenti que l’entreprise fabriquait des produits toxiques, comme l’a affirmé l’administration américaine à qui il a demandé de fournir des preuves. Il a précisé que Washington était immédiatement entré en contact avec Khartoum pour expliquer...
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