L’Organisation égyptienne des droits de l’homme (OEDH) a dénoncé l’augmentation des disparitions forcées en Egypte dont elle a relevé 31 cas depuis 1992, dix fois plus que dans son premier rapport sur le sujet en 1991. Dans un communiqué, l’OEDH estime que «cette augmentation est liée à l’illégalité des procédures utilisées lors des arrestations et des lieux de détention» et au maintien de l’état d’urgence en vigueur depuis 1981, qui permet d’empêcher tout contact d’un détenu avec l’extérieur durant 30 jours après son arrestation. En 1991, l’OEDH avait averti que le phénomène des disparitions forcées, dont elle avait relevé trois cas à l’époque, risquait de s’aggraver en raison de l’inertie des autorités et du maintien de l’état d’urgence. Dans son troisième rapport sur le sujet, publié la semaine dernière et fondé sur des témoignages de familles, d’avocats et de personnes ayant assisté à des arrestations, elle énumère «31 cas vérifiés» de disparitions, le plus souvent après des arrestations. L’organisation réclame des éclaircissements au gouvernement sur le sort des personnes disparues et regrette qu’il n’ait pris «aucune mesure législative ou pratique pour prévenir et punir ce crime». L’OEDH souligne avoir préparé son rapport en coordination avec le groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées, qui l’examinera lors de sa 55e réunion prévue du 5 au 9 octobre prochain. (AFP)
L’Organisation égyptienne des droits de l’homme (OEDH) a dénoncé l’augmentation des disparitions forcées en Egypte dont elle a relevé 31 cas depuis 1992, dix fois plus que dans son premier rapport sur le sujet en 1991. Dans un communiqué, l’OEDH estime que «cette augmentation est liée à l’illégalité des procédures utilisées lors des arrestations et des lieux de détention» et au maintien de l’état d’urgence en vigueur depuis 1981, qui permet d’empêcher tout contact d’un détenu avec l’extérieur durant 30 jours après son arrestation. En 1991, l’OEDH avait averti que le phénomène des disparitions forcées, dont elle avait relevé trois cas à l’époque, risquait de s’aggraver en raison de l’inertie des autorités et du maintien de l’état d’urgence. Dans son troisième rapport sur le...
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