Madagascar et l’île française de Mayotte ont initié des contacts pour une coopération scientifique en vue de protéger les lémuriens, a annoncé à Mayotte le professeur Jean-Jacques Petter, du Museum d’histoire naturelle de Paris. Spécialiste mondial de ces primates primitifs, le professeur Jean-Jacques Petter est à Mayotte à l’invitation des services vétérinaires du territoire pour étudier un projet de repeuplement en lémuriens l’îlot Bouzi, aux environs de Mamoudzou. Ce projet est mené par l’association «Terre d’asile» qui protége, dans l’îlot, une cinquantaine de makis de Mayotte dont la population est en très forte régression depuis une quinzaine d’années. Jean-Jacques Petter compte apporter au projet l’expérience des experts malgaches avec lesquels il travaille depuis de nombreuses années. Avant sa venue à Mayotte, il a participé à Madagascar à un congrès international de primatologie qui a réuni près de 500 chercheurs. Ce congrès recommande le renforcement des organismes gouvernementaux et privés impliqués dans la sauvegarde des lémuriens. «Les lémuriens ont des primates primitifs. Ils ont été à la base de tous les primates. Les lémuriens de Madagascar sont à l’origine des singes d’Afrique et d’Amérique, selon des migrations qui se sont produites au cours de l’Histoire, pouvant aller, suivant les cas, de 25 à 50 millions d’années», a précisé le professeur Petter. On compte à Madagascar au moins huit espèces de lémuriens diurnes et nocturnes mais leur survie est menacée par la dégradation des sols et la disparition des forêts, brûlées par les paysans pour cultiver le riz. Jean-Jacques Petter a souligné l’urgence à faire respecter la Convention internationale de Washington, ratifiée par la France, pour le commerce et la protection de la faune sauvage, à Madagascar comme à Mayotte. Il encourage pour cela l’aménagement et la préservation des zones de réserve de lémuriens. (AFP)
Madagascar et l’île française de Mayotte ont initié des contacts pour une coopération scientifique en vue de protéger les lémuriens, a annoncé à Mayotte le professeur Jean-Jacques Petter, du Museum d’histoire naturelle de Paris. Spécialiste mondial de ces primates primitifs, le professeur Jean-Jacques Petter est à Mayotte à l’invitation des services vétérinaires du territoire pour étudier un projet de repeuplement en lémuriens l’îlot Bouzi, aux environs de Mamoudzou. Ce projet est mené par l’association «Terre d’asile» qui protége, dans l’îlot, une cinquantaine de makis de Mayotte dont la population est en très forte régression depuis une quinzaine d’années. Jean-Jacques Petter compte apporter au projet l’expérience des experts malgaches avec lesquels il travaille depuis de nombreuses années....
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