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Actualités - Chronologie

Météorite introuvable

Une expédition scientifique danoise est revenue bredouille à Copenhague après avoir cherché en vain pendant près d’un mois les restes d’une météorite géante qui s’était écrasée le 9 décembre dernier au sud-ouest du Groenland, territoire autonome du Danemark, dans l’Atlantique-Nord. «Nous avons ramené quelque 200 échantillons de neige des environs pesant près de 2 tonnes qui renfermeraient, nous l’espérons, des poussières d’une météorite exceptionnelle», a déclaré l’astronome Lars Lindberg Christensen, un des sept membres de l’expédition Tycho Brahe, âgés de 22 à 39 ans. «Des centaines de témoins, depuis la baie de Disko jusqu’à la côte sud-est du Groenland avaient observé, sur 1.000 kilomètres, pendant 2 à 3 secondes, une lueur éclatante illuminer le ciel comme si c’était plein jour, tombant sur l’inlandis» (la calotte glaciaire), a-t-il souligné. «Le ministère américain de la Défense avait fait la même observation par satellite, confirmant la chute de ce météorite, qui serait beaucoup plus grand que d’autres, et qui viendrait non du système solaire, mais, ce qui est passionnant, de l’espace interplanétaire, entre les étoiles», a-t-il ajouté. «L’université de Copenhague a analysé au printemps dernier plus de 100 rapports visuels de témoins et délimité une zone de quelque 1.000 kilomètres carré au nord du village côtier de Piaamut où la météorite se serait écrasée», selon l’astronome. L’expédition, arrivée sur place le 23 juillet, a «parcouru environ un millier de kilomètres carrés de terrain, à pied et par hélicoptère, souvent dans des conditions climatiques difficiles et sur un terrain dangereux, parsemé de crevasses», selon M. Christensen. «Nous avons recherché des objets noirs ou gris, des débris météoriques, en survolant l’inlandsis à bord d’un hélicoptère à 10-20 mètres de hauteur, et à 80-100 km/h, et parcourant 1000 km de terrain en bandes de 1,5 kilomètre», a-t-il indiqué. «A pied, nous avons marché tous les jours de 5 à 20 kilomètres, effectué un travail de fourmi, de patience et d’observations méticuleuses. Nous avons eu de faux espoirs de temps en temps, trouvant des objets qu’on croyait provenir de la météorite!». La question est de savoir où a disparu cette grosse météorite. «Il est possible qu’elle ait été pulvérisée au contact de l’atmosphère terrestre car sa vitesse était deux fois supérieure (66 kilomètres par seconde) à celle d’une météorite normale selon nos observations», a estimé pour sa part l’expert scientifique Torben Riisbo, du Niels Bohr Institut. «A une si grande vitesse, l’air agit comme un mur massif, et la météorite a explosé dans cette collision, se désintégrant en particules de poussières, ce qui explique qu’on n’ait pas trouvé des débris», a-t-il ajouté. L’expédition, financée par le ministère danois de la Recherche, garde un espoir que «les analyses des échantillons prélevés confirmeront, dans quelques mois, l’existence de cette météorite unique». «Cette éventuelle trouvaille aura des conséquences intéressantes et nous apportera, selon lui, de nouvelles connaissances sur ce corps céleste, qui gravitait près des étoiles». a conclu M. Riisbo. (AFP)
Une expédition scientifique danoise est revenue bredouille à Copenhague après avoir cherché en vain pendant près d’un mois les restes d’une météorite géante qui s’était écrasée le 9 décembre dernier au sud-ouest du Groenland, territoire autonome du Danemark, dans l’Atlantique-Nord. «Nous avons ramené quelque 200 échantillons de neige des environs pesant près de 2 tonnes qui renfermeraient, nous l’espérons, des poussières d’une météorite exceptionnelle», a déclaré l’astronome Lars Lindberg Christensen, un des sept membres de l’expédition Tycho Brahe, âgés de 22 à 39 ans. «Des centaines de témoins, depuis la baie de Disko jusqu’à la côte sud-est du Groenland avaient observé, sur 1.000 kilomètres, pendant 2 à 3 secondes, une lueur éclatante illuminer le ciel comme si c’était plein...