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Actualités - Chronologie

Mère-foetus : une exceptionnelle tolérance immunitaire

Le fœtus produit pendant toute la grossesse une substance qui paralyse l’activité du système immunitaire de la mère et lui évite ainsi d’être rejeté comme le sont parfois les greffons lors des transplantations d’organes, indiquent des chercheurs américains dans l’hebdomadaire «Science». Le développement du fœtus a toujours constitué une énigme pour les spécialistes du système immunitaire. Pourquoi les défenses naturelles de la mère, qui combattent normalement tous les éléments étrangers — parasites, bactéries et virus — qui l’envahissent, ne rejettent pas ce corps pourtant composé en partie de gènes qui lui sont totalement inconnus, en l’occurrence ceux du père? Grâce à des travaux menés sur des souris, l’équipe du Dr David Munn, de la faculté de médecine d’Augusta (Georgia), a peut-être percé le mystère de cette exceptionnelle tolérance biologique. Selon eux, le fœtus se protège lui-même contre tout risque de rejet de la part de son hôte. Il sécrète en effet une enzyme, connue sous le nom de IDO, qui détruit le tryptophane, une substance qui donne normalement le feu vert aux lymphocytes T de l’organisme pour attaquer les agents étrangers. Pour vérifier leur hypothèse, les scientifiques américains ont traité des souris enceintes, certaines de fœtus normaux et d’autres de fœtus exclusivement composés de gènes de leurs mères, de façon à les empêcher de produire l’enzyme 1DO. Leurs résultats sont sans appel. Si les fœtus exclusivement composés de gènes de la mère se sont tous développés, parce qu’ils n’ont pas activé le système immunitaire de la mère, ceux qui portaient les gènes d’un mâle sont morts, rejetés comme un organe étranger transplanté qui n’a pas pris. «Nous concluons que le placenta des mammifères ne constitue pas une barrière anatomique entre les lymphocytes maternels et le fœtus», écrivent les chercheurs. En fait, «la greffe fœtale se défend elle-même contre les attaques des lymphocytes T de la mère». (AFP.
Le fœtus produit pendant toute la grossesse une substance qui paralyse l’activité du système immunitaire de la mère et lui évite ainsi d’être rejeté comme le sont parfois les greffons lors des transplantations d’organes, indiquent des chercheurs américains dans l’hebdomadaire «Science». Le développement du fœtus a toujours constitué une énigme pour les spécialistes du système immunitaire. Pourquoi les défenses naturelles de la mère, qui combattent normalement tous les éléments étrangers — parasites, bactéries et virus — qui l’envahissent, ne rejettent pas ce corps pourtant composé en partie de gènes qui lui sont totalement inconnus, en l’occurrence ceux du père? Grâce à des travaux menés sur des souris, l’équipe du Dr David Munn, de la faculté de médecine d’Augusta (Georgia), a...