La rébellion des soldats banyamulenge a commencé une semaine après la décision du président Laurent-Désiré Kabila de renvoyer les soldats rwandais du territoire de la RDC. — 2 août: des militaires banyamulenge - tutsis congolais d’origine rwandaise - lancent un mouvement de rébellion à Goma et Bukavu (est). A Kinshasa, des échanges de tirs d’armes automatiques et de mortiers opposent troupes gouvernementales et soldats banyamulenge. — 3 août: le gouvernement accuse des «inciviques d’avoir pris les armes pour troubler l’ordre public». Couvre-feu de trois jours à Kinshasa. Les rebelles affirment contrôler Goma et Bukavu, capitales des provinces du nord-Kivu et du sud-Kivu. Premiers combats au sud d’Uvira, sur les rives du lac Tanganyika, échanges de tirs depuis la veille à Kindu, à 300 kilomètres au sud de Kisangani (est). Le gouvernement rwandais nie toute implication dans la crise en RDC, mais Kinshasa accuse les soldats rwandais de soutenir la rébellion. — 4 août: la rébellion s’étend dans tout l’est, avec notamment des combats à Kisangani, troisième ville du pays. Kinshasa affirme que des troupes rwandaises ont détourné un avion d’une compagnie privée et s’est posé à Kitona (sud-ouest), où se trouve une base militaire. Washington appelle le président Kabila au dialogue. Annonce d’un sommet des pays de la région des Grands Lacs (Zimbabwe, RDC, Rwanda, Ouganda, Tanzanie, Zambie et Namibie), samedi au Zimbabwe. Des réfugiés banyamulengue fuient les combats pour Cyangugu (sud-ouest du Rwanda). Kinshasa annonce «une riposte énergique» à «l’agression» rwandaise et demande à l’ONU d’ordonner «le retrait des troupes rwandaises». — 5 août: poursuite des combats à Kitona. Les rebelles annoncent contrôler Bukavu. Reprise des tirs à Kisangani et des bombardements à Uvira. Le CICR suspend ses activités dans l’est de la RDC. Bizima Karaha, ministre congolais des Affaires étrangères, accuse le président Kabila d’être un «dictateur aussi mauvais» que Mobutu. Kinshasa affirme que Karaha a «rejoint la rébellion» et s’est «autoexclu du gouvernement». Selon l’ancien chef du renseignement dans le sud-Kivu, le président Kabila avait promis par écrit en octobre 1996 de laisser le Kivu aux Banyamulenge. Le président Kabila dément «formellement» avoir signé une telle promesse. Le président du Rwanda rejette toute immixtion en RDC mais déclare: «(...) Si nous avons des raisons sérieuses d’être impliqués, nous le ferons». Arthur Zahidi Ngoma, opposant à Mobutu, est élu à Goma chef de la rébellion. Kinshasa le qualifie de «valet des Rwandais». Washington annonce la présence d’observateurs militaires américains à la frontière rwando-congolaise. — 6 août: des soldats banyamulengue prennent le contrôle d’Uvira, un des derniers principaux bastions du régime de Kinshasa, à l’est. Kinshasa envoie des renforts militaires à Kisangani et à Matadi, chef-lieu du Bas-Congo (sud-ouest), frontalier du Congo-Brazzaville et de l’Angola. Plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent à Kinshasa contre l’«agression rwandaise». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La rébellion des soldats banyamulenge a commencé une semaine après la décision du président Laurent-Désiré Kabila de renvoyer les soldats rwandais du territoire de la RDC. — 2 août: des militaires banyamulenge - tutsis congolais d’origine rwandaise - lancent un mouvement de rébellion à Goma et Bukavu (est). A Kinshasa, des échanges de tirs d’armes automatiques et de mortiers opposent troupes gouvernementales et soldats banyamulenge. — 3 août: le gouvernement accuse des «inciviques d’avoir pris les armes pour troubler l’ordre public». Couvre-feu de trois jours à Kinshasa. Les rebelles affirment contrôler Goma et Bukavu, capitales des provinces du nord-Kivu et du sud-Kivu. Premiers combats au sud d’Uvira, sur les rives du lac Tanganyika, échanges de tirs depuis la veille à Kindu, à 300 kilomètres au sud de...