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Actualités - Chronologie

Les réfugiés kosovars en danger de mort

Une partie des 200.000 réfugiés albanophones du Kosovo risquent de mourir l’hiver prochain si la paix n’est pas conclue d’ici là, a déclaré Emma Bonino, commissaire de l’Union européenne pour les affaires humanitaires. «J’avertis simplement la communauté internationale que d’un strict point de vue humanitaire, il est impossible que toute cette population survive à l’hiver s’il n’y a pas de solution politique», a-t-elle dit lors d’une visite aux réfugiés dans une partie de la province serbe tenue par les séparatistes. «Si nous nous soucions d’eux, il nous reste très peu de temps afin d’éviter une catastrophe humanitaire», a-t-elle dit aux journalistes l’accompagnant dans sa mission d’évaluation de la situation des réfugiés, après six mois de violences. Selon un responsable de l’ONU voyageant avec Emma Bonino, des enfants meurent déjà de dysenterie et de déshydratation dans un centre de réfugiés dont l’accès n’a pas été autorisé, les séparatistes craignant d’être découverts par les forces serbes. Le commissaire européen a déclaré que les réfugiés dont les villages ont été bombardés par les Serbes ne retourneraient pas chez eux sans garanties de sécurité que seul un accord de paix peut fournir. Pressions insuffisantes Par ailleurs, en ce qui concerne les Kosovars réfugiés en Albanie voisine — 14.000 depuis juin —, le chef de la mission de l’OSCE à Tirana, Daan Everts, a déclaré qu’une crise humanitaire risquait de se produire si leur nombre augmentait. Il propose le déploiement d’unités de l’OTAN dans le nord de l’Albanie pour l’éviter. La communauté internationale a envisagé toute une série de mesures pour régler la crise au Kosovo, y compris le recours à la force, mais pour Emma Bonino, les pressions n’ont pas été suffisantes pour empêcher Belgrade de poursuivre ses attaques. Celles-ci ont réussi à déloger les indépendantistes de l’UCK (Armée de libération du Kosovo) de la plupart des terres qu’ils avaient conquises en six mois. En début de semaine, les Kosovars albanais avaient repoussé l’offre de Belgrade de reprendre les négociations pour mettre un terme à la violence dans la province, car ils réclament un cessez-le-feu au préalable. Or, selon l’édition anglaise du quotidien albanophone «Koha Ditore», la police et l’armée serbes ont renouvelé leurs attaques contre des villages de la région de Djakovica, dans le sud-ouest du Kosovo. Le quotidien, qui tient ses informations de l’UCK, affirme que plusieurs policiers serbes ont été tués lors de combats, près de Suva Reka, située sur l’axe Pristina-Prizren, Des armes auraient été confisquées. Les informations du journal n’ont pu être confirmées de sources indépendantes. Le «Koha Ditore» ne mentionne pas de victimes dans les rangs de l’UCK. En revanche, de sources serbes on dément les allégations du quotidien et on signale que des membres de l’armée clandestine kosovare ont été tués dans la région Djakovica en tentant de franchir illégalement la frontière yougoslave. De mêmes sources, on ajoute que des poches demeuraient contrôlées par l’UCK le long de l’axe Pristina-Prizren, aux alentours de Suva Reka en particulier. Contrairement à ce qu’aurait dit l’UCK, poursuit-on, il n’y a pas eu d’accord de cessez-le-feu à dater de mardi dans la région de Pec. «La police ne sait rien à ce sujet et n’a pas eu de contacts avec des personnes se réclamant de l’UCK», conclut-on de sources serbes. (Reuters)
Une partie des 200.000 réfugiés albanophones du Kosovo risquent de mourir l’hiver prochain si la paix n’est pas conclue d’ici là, a déclaré Emma Bonino, commissaire de l’Union européenne pour les affaires humanitaires. «J’avertis simplement la communauté internationale que d’un strict point de vue humanitaire, il est impossible que toute cette population survive à l’hiver s’il n’y a pas de solution politique», a-t-elle dit lors d’une visite aux réfugiés dans une partie de la province serbe tenue par les séparatistes. «Si nous nous soucions d’eux, il nous reste très peu de temps afin d’éviter une catastrophe humanitaire», a-t-elle dit aux journalistes l’accompagnant dans sa mission d’évaluation de la situation des réfugiés, après six mois de violences. Selon un responsable de l’ONU...