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Actualités - Chronologie

Tokyo se dit prêt à prévenir une nouvelle faillite bancaire

Les autorités japonaises ont multiplié les déclarations mercredi pour montrer leur détermination à endiguer toute crise financière dans l’éventualité grandissante d’une nouvelle faillite bancaire. En déclarant au président indonésien B.J. Habibie que la semaine à venir pourrait s’avérer «critique» pour l’économie japonaise, Taku Yamasaki, l’une des grandes figures du parti libéral au pouvoir, a relancé les spéculations sur l’effondrement imminent d’une des grandes banques nippones. La presse de Tokyo évoque précisément les graves difficultés de la Long-Term Credit Bank of Japan (LTCB), dont l’action est passée de 373 yens en février à un plus bas historique de 37 yens la semaine dernière. Le gouvernement souhaite éviter une répétition des faillites en chaîne de novembre dernier qui ont provoqué la panique financière dont l’Asie subit encore les effets. «Nous ne pouvons exclure qu’une situation imprévue semblable à celle de novembre ne se reproduise», a déclaré mercredi devant le Parlement le gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami. «Il est fort possible qu’une fusion intervienne. Il nous faudrait alors agir vite», a-t-il ajouté, faisant allusion au projet, soutenu par les autorités, de mariage entre la LTCB et Sumitomo Trust & Banking Co Ltd. Selon certains journaux, le gouvernement est prêt à financer une augmentation de capital de la LTCB, à condition que la fusion se fasse et que les dirigeants de la LTCB démissionnent. Devant la commission du budget du Parlement, le premier ministre Keizo Obuchi s’est une nouvelle fois déclaré favorable à la fusion, tout en excluant formellement une aide gouvernementale. Menaces d’intervention Pour apporter de l’argent frais, les autorités doivent cependant pouvoir maintenir le yen à un niveau raisonnable. C’est probablement le sens des menaces d’intervention proférées une nouvelle fois mercredi par le vice-ministre des Finances, Eisuke Sakakibara. «Les risques pour les investisseurs d’un yen plus fort augmentent. Ils devraient s’en méfier. Les chances d’une intervention de soutien au yen grandissent», a dit celui que les marchés surnomment «M. Yen». Les marchés jugent de telles déclarations surtout tactiques et ne croient guère qu’elles seront suivies d’effet. «Cela ne signifie pas forcément que la possibilité d’une intervention est plus grande. Cette déclaration reflète avant tout la gravité et la multiplicité des problèmes auxquels devra probablement faire face le Japon», estime Taisuke Tanaka, spécialiste du marché des changes au Crédit Suisse First Boston (CSFB). «Les autorités cherchent probablement à se ménager une petite réserve en cas de baisse du yen en le poussant aujourd’hui à la hausse, avant que les difficultés, notamment bancaires, ne viennent au premier plan», ajoute-t-il.(Reuters)
Les autorités japonaises ont multiplié les déclarations mercredi pour montrer leur détermination à endiguer toute crise financière dans l’éventualité grandissante d’une nouvelle faillite bancaire. En déclarant au président indonésien B.J. Habibie que la semaine à venir pourrait s’avérer «critique» pour l’économie japonaise, Taku Yamasaki, l’une des grandes figures du parti libéral au pouvoir, a relancé les spéculations sur l’effondrement imminent d’une des grandes banques nippones. La presse de Tokyo évoque précisément les graves difficultés de la Long-Term Credit Bank of Japan (LTCB), dont l’action est passée de 373 yens en février à un plus bas historique de 37 yens la semaine dernière. Le gouvernement souhaite éviter une répétition des faillites en chaîne de novembre dernier qui ont...