En Indonésie, la prostitution est organisée en établissements regroupés sur quelques rues («lokalisasi»), surtout tournés vers la clientèle locale. L’agglomération de Surabaya (2e ville du pays) comprendrait 20.000 femmes prostituées, 250 hommes et 700 travestis. Dans cette ville, le «lokalisasi» de Jarak compte 250 maisons closes, sur huit rues, avec environ 2.000 prostitué(e)s. Le rapport indique que dans les années 60 à Djakarta, les autorités ont légalisé — taxes à l’appui — un tel complexe (maisons closes, salons de massage, night-clubs, saunas, bars et casinos), susceptible de «doper le tourisme dans la ville». La même stratégie de marketing a présidé au développement des bars à karaoké, clubs de strip-tease, hôtels et agences de voyages dans les grandes villes d’Indonésie, avec parfois des tours organisés. Les prostituées des «lokalisasi» doivent payer 3.500 roupies (1,75 dollar) chaque mois, mais selon des études locales à Surabaya, leur revenu mensuel est de l’ordre de 300.000 roupies (150 dollars, soit plus qu’un fonctionnaire gouvernemental). Les horaires vont de six heures du matin à minuit, avec un jour de repos hebdomadaire, deux semaines de vacances, un congé maternité de 12 mois. On trouve aussi des prostituées et des call-girls opérant indépendamment, ainsi que des étudiantes se prostituant occasionnellement. La pauvreté n’est pas la seule cause de la prostitution, mais elle y contribue: les 26 millions d’Indonésiens pauvres (contre 70 millions dans les années 70) constituent un vivier, d’autant que le secteur salarié (tabac, électronique, textile...) n’offre que de faibles rémunérations, affirme le BIT. Le rapport cite des cas de filles de 14 ans livrées par leurs parents à des bordels de l’ouest de Java, pour des sommes allant de 500.000 roupies (250 dollars) à 1,3 million de roupies (650 dollars). (AFP)
En Indonésie, la prostitution est organisée en établissements regroupés sur quelques rues («lokalisasi»), surtout tournés vers la clientèle locale. L’agglomération de Surabaya (2e ville du pays) comprendrait 20.000 femmes prostituées, 250 hommes et 700 travestis. Dans cette ville, le «lokalisasi» de Jarak compte 250 maisons closes, sur huit rues, avec environ 2.000 prostitué(e)s. Le rapport indique que dans les années 60 à Djakarta, les autorités ont légalisé — taxes à l’appui — un tel complexe (maisons closes, salons de massage, night-clubs, saunas, bars et casinos), susceptible de «doper le tourisme dans la ville». La même stratégie de marketing a présidé au développement des bars à karaoké, clubs de strip-tease, hôtels et agences de voyages dans les grandes villes d’Indonésie, avec parfois des...
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