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Actualités - Chronologie

Les gouvernements rappelés à l'ordre

Le Fonds des Nations Unies pour la population appelle les pouvoirs publics à un effort conséquent pour «satisfaire la demande mondiale» en planning familial, rappelant les gouvernements, surtout ceux des pays riches, à leurs engagements financiers. Lors de la conférence du Caire sur la population (1994), 182 Etats membres de l’ONU s’étaient engagés à consacrer 17 milliards de dollars par an d’ici à l’an 2000, et 21 milliards d’ici 2015, aux «politiques de population» (planning familial, santé maternelle). Les deux-tiers devaient être fournis par les pays en développement, et 1/3 par les pays riches. Cinq ans plus tard, ces politiques ne bénéficient que de 10 milliards de dollars annuels, aux 4/5e payés par les pays pauvres, et l’aide des pays riches est «loin d’atteindre» les engagements pris. «Faute de réaliser cet objectif», avertit le FNUAP, il y aura chaque année des «millions de grossesses, d’avortements ou de naissances» non souhaités, «des dizaines de milliers de décès maternels supplémentaires», et «au moins un million de décès» de plus «de nourrissons ou d’enfants en bas âge». Elle appelle à inverser la chute de l’aide publique au développement (APD, à son niveau le plus bas depuis 1950) et des dépenses sociales dans les pays sous ajustement structurel. L’ONU doit convoquer à New York, le 30 juin 1999, une réunion-bilan de la conférence du Caire. (AFP)
Le Fonds des Nations Unies pour la population appelle les pouvoirs publics à un effort conséquent pour «satisfaire la demande mondiale» en planning familial, rappelant les gouvernements, surtout ceux des pays riches, à leurs engagements financiers. Lors de la conférence du Caire sur la population (1994), 182 Etats membres de l’ONU s’étaient engagés à consacrer 17 milliards de dollars par an d’ici à l’an 2000, et 21 milliards d’ici 2015, aux «politiques de population» (planning familial, santé maternelle). Les deux-tiers devaient être fournis par les pays en développement, et 1/3 par les pays riches. Cinq ans plus tard, ces politiques ne bénéficient que de 10 milliards de dollars annuels, aux 4/5e payés par les pays pauvres, et l’aide des pays riches est «loin d’atteindre» les engagements pris. «Faute de...