Le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright a affirmé hier à Sarajevo que les accords de paix de Dayton, qui ont mis fin en 1995 au conflit bosniaque, ne seraient pas révisés. «Laissez-moi être claire, il n’y aura pas de révision de Dayton», a-t-elle déclaré à la presse à l’issue d’entretiens avec Alija Izetbegovic et Kresimir Zubak, les membres musulman et croate de la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine. «Dayton doit être appliqué dans son intégralité, il n’y aura pas de partition mais au contraire un seul Etat de Bosnie-Herzégovine avec deux entités multi-ethniques», a-t-elle ajouté. Les accords de Dayton ont abouti à la création de deux entités, la Fédération croato-musulmane et la République serbe de Bosnie, et à la mise en place d’institutions communes, dont une présidence tripartite où sont représentées les trois communautés. Aux journalistes qui lui demandaient pourquoi elle n’avait pas rencontré le représentant serbe de la présidence collégiale, Momcilo Krajisnik, la responsable de la diplomatie américaine a expliqué qu’elle ne rencontrait «que ceux qui soutiennent le processus de Dayton». Au sein de la délégation américaine, on soulignait que les radicaux bosno-serbes avaient tenté de «réviser» les accords de Dayton, pour parvenir à une partition de fait de la Bosnie, et que Madeleine Albright «voulait dire très clairement que ces tentatives étaient vouées à l’échec». Le secrétaire d’Etat américain a espéré que Sarajevo servirait d’exemple dans l’application de l’une des clauses les plus complexes des accords de Dayton, le retour des populations réfugiées ou déplacées durant les trois années de conflit. «C’est un défi énorme qui doit être relevé, et la capitale bosniaque doit prendre valeur d’exemple», a-t-elle dit lors de ses entretiens avec Alija Izetbegovic et Kresimir Zubak. «Il n’y aura pas de paix juste en Bosnie tant que Sarajevo ne sera pas une ville ouverte — centre de la vie, de la culture et du gouvernement — à tous les Bosniaques». Au cours des six mois écoulés, a remarqué Izetbegovic, un millier de familles de réfugiés ont pu regagner Sarajevo. Mais, a-t-il poursuivi, le gouvernement ne peut accepter d’expulser les populations et les anciens combattants qui se sont réfugiés dans des appartements abandonnés de Sarajevo sans leur offrir des conditions décentes de relogement. (Reuters)
Le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright a affirmé hier à Sarajevo que les accords de paix de Dayton, qui ont mis fin en 1995 au conflit bosniaque, ne seraient pas révisés. «Laissez-moi être claire, il n’y aura pas de révision de Dayton», a-t-elle déclaré à la presse à l’issue d’entretiens avec Alija Izetbegovic et Kresimir Zubak, les membres musulman et croate de la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine. «Dayton doit être appliqué dans son intégralité, il n’y aura pas de partition mais au contraire un seul Etat de Bosnie-Herzégovine avec deux entités multi-ethniques», a-t-elle ajouté. Les accords de Dayton ont abouti à la création de deux entités, la Fédération croato-musulmane et la République serbe de Bosnie, et à la mise en place d’institutions communes, dont une présidence...
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