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Actualités - Communiques Et Declarations

Paris pour une solution rapide

Le chef de la diplomatie française Hubert Védrine a souhaité que la Russie soit «rapidement dotée d’un gouvernement», tout en indiquant que les réformes doivent être avant tout acceptées par «le peuple et ses dirigeants». «On ne peut que souhaiter que la Russie soit rapidement dotée d’un gouvernement qui puisse travailler et reprendre le chemin à leur façon, ‘à la russe’ vers des réformes dont ils ont absolument besoin», a-t-il dit sur la chaîne de télévision française LCI. «Mais, c’est à eux de le faire, a-t-il précisé, (...) car on ne peut pas plaquer de l’extérieur des réformes, si elles ne sont pas perçues comme étant nécessaires par le peuple russe et ses dirigeants». M. Védrine a tenu ces propos après que la Douma eut rejeté l’investiture de Viktor Tchernomyrdine au poste de premier ministre, par 251 voix, contre 94 bulletins favorables. Selon le ministre français, il ne faut pas que les réformes aient «l’air d’être imposées par des organismes ou des pays étrangers (...) C’est un immense pays qui a sa fierté (...) On ne peut pas jouer avec ce pays qui est engagé dans un processus historique de reconstruction». «Il faut qu’ils (les Russes) trouvent des réponses politiques russes qui leur permettront d’endosser ce processus de réformes dont ils ont besoin (...) C’est à eux de trouver et à nous d’accompagner ce mouvement» de réformes, a-t-il indiqué. «Il faut aider cette économie russe émergente en voie de reconstruction à traverser cette phase, mais de façon à ce que notre aide soit utile», a-t-il encore dit, tout en soulignant que «les Occidentaux ont eu raison d’accompagner le renouveau et la reconstruction en Russie» ces dernières années. «C’est un choix stratégique», a insisté M. Védrine, ajoutant: «on ne fabrique pas un immense pays démocratique en un an ou deux». Mais, «c’est là qu’il faut se demander si le FMI dispose des moyens qui sont adaptés à cela», a-t-il affirmé, en rappelant que le président et le premier ministre français ont au cours des derniers jours «fait remarquer que nos instruments de régulation ne paraissent pas à la taille des enjeux et des difficultés rencontrés». M. Védrine a également estimé qu’il n’appartenait pas à la communauté internationale de dire si Boris Eltsine doit rester président de la Russie. «Ce n’est pas parce que la Russie traverse une crise financière aiguë qui met en évidence une politique économique qui n’a pas fait assez de réformes que brusquement leur souveraineté politique est confisquée», a-t-il expliqué. (AFP)
Le chef de la diplomatie française Hubert Védrine a souhaité que la Russie soit «rapidement dotée d’un gouvernement», tout en indiquant que les réformes doivent être avant tout acceptées par «le peuple et ses dirigeants». «On ne peut que souhaiter que la Russie soit rapidement dotée d’un gouvernement qui puisse travailler et reprendre le chemin à leur façon, ‘à la russe’ vers des réformes dont ils ont absolument besoin», a-t-il dit sur la chaîne de télévision française LCI. «Mais, c’est à eux de le faire, a-t-il précisé, (...) car on ne peut pas plaquer de l’extérieur des réformes, si elles ne sont pas perçues comme étant nécessaires par le peuple russe et ses dirigeants». M. Védrine a tenu ces propos après que la Douma eut rejeté l’investiture de Viktor Tchernomyrdine au poste de premier...