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Actualités - Chronologie

Jospin intraitable sur la régularisation des sans-papiers

Le premier ministre socialiste français Lionel Jospin est déterminé à ne pas céder aux revendications de régularisation globale des sans-papiers, alors que les ultimes recours sont en cours d’examen. M. Jospin, lors de son discours de clôture de l’université d’été du PS s’est exprimé une fois de plus fermement sur ce dossier, à un moment où la mobilisation des sans-papiers apparaît comme suspendue aux résultats des réexamens de dossiers. Le deuxième anniversaire de l’évacuation de 300 sans-papiers de l’église parisienne de Saint-Bernard, le 23 août, a donné l’occasion aux manifestants de réaffirmer leur volonté d’aboutir à la régularisation de tous les demandeurs. Mais si les sympathisants étaient nombreux, les sans-papiers eux-mêmes n’étaient pas venus en foule. Au 31 juillet, sur 142.000 demandes de régularisation déposées à l’occasion d’une opération exceptionnelle mise en œuvre par le gouvernement de gauche à son arrivée au pouvoir en 1997, 75.000 avaient été acceptées et 63.000 rejetées, selon le ministère de l’Intérieur. Depuis la parution en août des deux circulaires donnant aux préfets des indications plus «souples» sur les critères de régularisation, sans-papiers et associations qui les soutiennent sont dans l’expectative. Beaucoup doutent de la portée réelle de ces «assouplissements», certains y voient même un «durcissement» des critères. Tous s’interrogent sur la façon dont les préfectures vont accueillir les nouveaux recours, tout en estimant qu’il faut «tenter sa chance». Rien n’indique pourtant que le mouvement est éteint. Depuis plus de deux ans et demi, il a connu plusieurs périodes d’attente, interrompues brutalement par un coup d’éclat, occupation ou autre opération médiatique. Ces jours-ci et d’ici au 15 septembre, date limite fixée par le gouvernement pour le dépôt des recours en vertu des nouvelles circulaires, le souci de tous semble être de suivre les nouvelles règles du jeu. Depuis toujours en effet, les associations et les sans-papiers jouent sur les deux registres: négociations et défense des dossiers, conscients que chaque cas résolu est bon à prendre, et actions pour une régularisation globale. En réaffirmant sa position, c’est au respect des «règles» que le premier ministre a fait référence, et notamment le respect de la «règle collective, des normes nécessaires à l’harmonie de la vie en société», conscient que son discours trouve là un écho favorable dans le public. A ceux qui lui demandent d’en finir avec ce dossier épineux par une régularisation importante afin de «repartir à zéro», il répond que cette «prétendue» solution créerait un autre problème «plus aigu». Et de rappeler que cela remettrait en cause «le principe même de la maîtrise des flux migratoires». Les Verts, membres de la coalition gouvernementale avec les socialistes et les communistes, ont quant à eux répété ce week-end leur demande de régularisation de tous ceux qui en ont fait la demande. (AFP)
Le premier ministre socialiste français Lionel Jospin est déterminé à ne pas céder aux revendications de régularisation globale des sans-papiers, alors que les ultimes recours sont en cours d’examen. M. Jospin, lors de son discours de clôture de l’université d’été du PS s’est exprimé une fois de plus fermement sur ce dossier, à un moment où la mobilisation des sans-papiers apparaît comme suspendue aux résultats des réexamens de dossiers. Le deuxième anniversaire de l’évacuation de 300 sans-papiers de l’église parisienne de Saint-Bernard, le 23 août, a donné l’occasion aux manifestants de réaffirmer leur volonté d’aboutir à la régularisation de tous les demandeurs. Mais si les sympathisants étaient nombreux, les sans-papiers eux-mêmes n’étaient pas venus en foule. Au 31 juillet, sur 142.000...