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Actualités - Chronologie

Ryad : le ryal séoudien ne sera pas dévalué

La Banque centrale séoudienne a exclu toute dévaluation du ryal et assuré qu’elle contrôlait fermement le marché des changes, a indiqué dimanche le journal économique «Al-Iqtissadiya». Un responsable de l’Agence monétaire séoudienne (SAMA), cité par le journal, a affirmé que les rumeurs rapportées par la presse selon lesquelles le ryal serait dévalué étaient sans fondement. Le responsable, qui a requis l’anonymat, a indiqué que la Banque centrale garderait un contrôle ferme sur le marché des changes du ryal, qui est lié au dollar, et empêcherait la spéculation. Il a rappelé que le ryal avait fait l’objet de spéculations en 1993 mais que la SAMA était intervenue, et averti les spéculateurs qu’ils seraient à nouveau perdants s’ils continuaient à spéculer. Le ryal, qui s’échange généralement à un taux peu variable, a connu de légères fluctuations au cours de la semaine écoulée à la suite de rumeurs sur une prochaine dévaluation. Celle-ci a été alimentée par une baisse des revenus pétroliers du royaume, les prix du brut étant tombés à leur niveau le plus bas depuis des années en raison de la faible demande en Asie et d’un surplus des stocks mondiaux. Bien que les fluctuations du ryal n’aient pas dépassé le demi-point par rapport à sa valeur habituelle en dollar (un dollar vaut environ 3,75 ryals), les rumeurs ont été grossies par le fait que la monnaie séoudienne a la réputation d’être ultra-stable. «Le ryal est sujet à des rumeurs de dévaluation tous les quelque 18 mois. C’est un problème récurrent et cette fois, il a été alimenté par la crainte que les faibles revenus pétroliers réduisent les liquidités dans le royaume et que les attaques contre les ambassades américaines en Afrique de l’Est affectent l’Arabie», a estimé un changeur basé à Dubai. Il a cependant écarté une dévaluation du ryal dans l’avenir immédiat, estimant qu’il deviendrait alors plus difficile d’attirer les capitaux étrangers et que les propositions d’investissements devraient alors être plus attrayantes afin de surmonter le manque de confiance dans la monnaie locale. «Les autorités séoudiennes savent qu’une dévaluation signifierait une perte de confiance sur les marchés internationaux», a-t-il expliqué. L’Arabie Séoudite, premier producteur de pétrole du monde, a traduit ses dépenses et cherche des financements pour compenser la chute de ses revenus pétroliers. Le prix moyen du brut séoudien est tombé à une moyenne de 11 à 12 dollars le baril cette année, contre 18 dollars l’an dernier. Cette baisse, combinée à une réduction de la production à la suite d’un accord au sein de l’OPEP en mars et en juin dernier, «devrait faire chuter les revenus d’environ 18 milliards de dollars» cette année, a estimé un analyste financier à Ryad. (AFP)
La Banque centrale séoudienne a exclu toute dévaluation du ryal et assuré qu’elle contrôlait fermement le marché des changes, a indiqué dimanche le journal économique «Al-Iqtissadiya». Un responsable de l’Agence monétaire séoudienne (SAMA), cité par le journal, a affirmé que les rumeurs rapportées par la presse selon lesquelles le ryal serait dévalué étaient sans fondement. Le responsable, qui a requis l’anonymat, a indiqué que la Banque centrale garderait un contrôle ferme sur le marché des changes du ryal, qui est lié au dollar, et empêcherait la spéculation. Il a rappelé que le ryal avait fait l’objet de spéculations en 1993 mais que la SAMA était intervenue, et averti les spéculateurs qu’ils seraient à nouveau perdants s’ils continuaient à spéculer. Le ryal, qui s’échange généralement à...