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Actualités - Chronologie

Banquiers en grève de la faim

Plus de 160 banquiers nigérians, détenus sans jugement depuis quatre ans pour certains, ont entamé une grève de la faim, «ultime arme», selon eux, pour obtenir justice, ont annoncé deux journaux nigérians. Emprisonnés sous le régime de feu le général Sani Abacha, en vertu de deux décrets décriés, 78 de ces banquiers, incarcérés à travers tout le pays, ont cessé de s’alimenter à la fin de la semaine dernière puis ont été rejoints dans leur mouvement par 85 autres qui sont eux détenus à Lagos, affirment le «Post Express» (indépendant) et le «Daily Times» (gouvernemental). Dans un communiqué à la presse nigériane, ces prisonniers ont indiqué n’avoir plus d’autre recours pour obtenir leur libération sous caution en attendant une révision de leur cas. Ils affirment que la justice leur a parfois donné raison mais que la junte au pouvoir a délibérément méprisé les décisions des tribunaux. Certains étaient à la tête des plus grandes banques nigérianes avant d’être jetés en prison par les militaires qui ont, pour cela, usé des décrets 2 et 18 signés par le général Abacha, ancien chef de l’Etat décédé en juin dernier. Le numéro 2 est une sorte de décret fourre-tout permettant au pouvoir de détenir des gens sans jugement au nom de la sécurité. L’autre, spécifique au secteur bancaire, a en fait été utilisé à des fins politiques, selon l’opposition. Depuis l’arrivée au pouvoir le 9 juin du général Abdulsalam Abubakar, au lendemain de la mort de Abacha, des dizaines de prisonniers politiques ont été libérés, mais aucun banquier n’a bénéficié d’une telle mesure. (AFP)
Plus de 160 banquiers nigérians, détenus sans jugement depuis quatre ans pour certains, ont entamé une grève de la faim, «ultime arme», selon eux, pour obtenir justice, ont annoncé deux journaux nigérians. Emprisonnés sous le régime de feu le général Sani Abacha, en vertu de deux décrets décriés, 78 de ces banquiers, incarcérés à travers tout le pays, ont cessé de s’alimenter à la fin de la semaine dernière puis ont été rejoints dans leur mouvement par 85 autres qui sont eux détenus à Lagos, affirment le «Post Express» (indépendant) et le «Daily Times» (gouvernemental). Dans un communiqué à la presse nigériane, ces prisonniers ont indiqué n’avoir plus d’autre recours pour obtenir leur libération sous caution en attendant une révision de leur cas. Ils affirment que la justice leur a parfois...