Le combat de la princesse Diana contre les mines antipersonnel se poursuit en Angola, où des cérémonies commémoratives ont été organisées lundi à sa mémoire et au bénéfice des victimes. C’est en janvier 1997 que les Angolais avaient, pour la plupart, découvert l’existence de cette princesse, venue d’un pays lointain, et qui n’avait pas hésité à se rendre, vêtue d’un jeans, dans les bidonvilles de Luanda pour aller à la rencontre des victimes des mines. «C’était une personne très simple et surtout sincère», se souvient Paolo Dell’Oca du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui l’avait accompagnée lors de sa visite en Angola où, après plus de vingt ans de guerre civile, on estime entre 6 à 10 millions le nombre de mines enfouies. «Elle méritait vraiment son surnom de ‘princesse du cœur’. Son engagement contre les mines antipersonnel était quelque chose auquel elle tenait beaucoup. Sa visite aux victimes l’avait réellement bouleversée, ce n’était pas du cinéma», ajoute-t-il. Les images de la princesse parlant avec une petite fille de 12 ans, Sandra, dans un centre orthopédique de Luanda, ou revêtue d’une tenue de cosmonaute pour participer à une session de déminage, ont fait le tour de la planète. Et en deux jours, Diana a réussi le tour de force de faire connaître au monde entier le drame de ces dizaines de milliers de mutilés – 80.000 en Angola, selon le gouvernement –, amputés d’une, voire des deux jambes, après avoir sauté sur une mine antipersonnel. Toucher la réalité «Elle parlait avec les gens, beaucoup avec les enfants, raconte M. Dell’Oca. On lui expliquait comment s’était passé l’accident, ce qui allait leur arriver, quel serait leur avenir. Et si elle a participé à une séance de déminage, ce n’était pas seulement pour la photo, elle voulait vraiment toucher la réalité, comprendre exactement comment fonctionnaient les mines», assure-t-il. Selon le CICR, «l’engagement de Diana a promu sans aucun doute le traité d’Ottawa signé en décembre 1997, qui prévoit l’interdiction de la production, de la vente et du stockage de mines antipersonnel. A ce jour, 127 Etats ont signé le traité, parmi lesquels l’Angola, mais seuls 24 l’ont ratifié alors qu’il en faudrait 40 pour que le traité entre en vigueur. Lundi, le CICR lancera une nouvelle campagne de sensibilisation en Angola, avec pour parrain le footballeur français David Ginola. Comme Diana, l’attaquant du Tottenham Hotspur’s a décidé de mettre sa popularité au service de la lutte contre les mines antipersonnel et la récolte de fonds pour l’aide aux victimes. L’arrivée de Ginola à Luanda un an jour pour jour après le décès de Diana est un hasard de calendrier, assure le CICR. D’autres en revanche ont délibérément choisi cette date pour reprendre le flambeau. Ainsi, la fondation Lwini («Ami» en langue locale) organise lundi à Luanda un séminaire sur les mines et leurs conséquences, qui sera suivi d’un dîner de gala, dont les bénéfices iront aux victimes des mines. Un timbre à la mémoire de Diana sera officiellement lancé à cette occasion par les postes angolaises. Ici comme ailleurs, les commémorations ne sont pas toutes du meilleur goût: ainsi le point d’orgue de cette soirée de prestige, parrainée par l’épouse du président angolais, Ana Paula dos Santos, qui a convié toutes les premières dames du continent, sera un défilé de mode où est notamment prévue l’apparition sur scène de cinq mannequins arborant chacun une tenue avec ces cinq lettres: D, I, A, N, A... (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le combat de la princesse Diana contre les mines antipersonnel se poursuit en Angola, où des cérémonies commémoratives ont été organisées lundi à sa mémoire et au bénéfice des victimes. C’est en janvier 1997 que les Angolais avaient, pour la plupart, découvert l’existence de cette princesse, venue d’un pays lointain, et qui n’avait pas hésité à se rendre, vêtue d’un jeans, dans les bidonvilles de Luanda pour aller à la rencontre des victimes des mines. «C’était une personne très simple et surtout sincère», se souvient Paolo Dell’Oca du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui l’avait accompagnée lors de sa visite en Angola où, après plus de vingt ans de guerre civile, on estime entre 6 à 10 millions le nombre de mines enfouies. «Elle méritait vraiment son surnom de ‘princesse du...