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Actualités - Chronologie

Le terme princesse du peuple devrait être jeté à la poubelle

La presse britannique souligne lundi la sobriété frappante des premières célébrations marquant le premier anniversaire de la mort de la princesse Diana et le changement d’humeur des Britanniques. «Des bouquets ont été déposés, les rituels ont été observés mais l’humeur a changé», estime «The Independent». «Le public a manifesté ses sentiments de manière très atténuée en week-end et les foules immenses qui étaient attendues sur les sites symboliques à travers le pays ne sont pas apparues», constate le journal. «L’humeur est au recueillement, le chagrin est moins visible», estime-il. Toute la presse s’étonne également que le nom de la princesse n’ait pas été mentionné lors du service religieux auquel la famille royale a assisté dimanche dans la chapelle de Crathie, près du château écossais de Balmoral. Dans le «Times», un éditorialiste se félicite de ce changement, affirmant que la minorité silencieuse qui n’a pas partagé le déferlement émotionnel de l’année passée est soulagée de voir ses concitoyens reprendre leurs esprits. «Il y a eu et il y a une importante minorité silencieuse en Grande-Bretagne sur la princesse, quelques-uns dénigrent sa mémoire, mais pas la majorité, écrit-il. Nous ne la connaissions pas, nous ne la déprécions pas et ne pouvons éprouver pour sa mort que le regret respectueux mais réservé que l’on ressent pour n’importe quel décès d’un illustre étranger». «Si nous sommes hostiles, ce n’est pas à elle mais à la construction d’un mythe autour d’elle et à sa béatification», conclut-il. Le «Daily Telepraph» estime pour sa part que le terme «princesse du peuple» devrait être «jeté à la poubelle» et que les légendes qui ont été construites autour de Diana devraient être détruites pour permettre à la véritable personnalité de Diana d’apparaître au grand jour. «Elle était un personnage imparfait et c’est en partie pour cela que beaucoup d’entre nous l’aimaient», affirme le journal. «Elle n’était pas la seule femme d’une trentaine d’années à reconstruire sa vie, une vie assombrie par un manque de respect de soi et un mauvais mariage, mais elle nous a montré que cela pouvait être accompli la tête haute», conclut le «Telegraph». Le «Sun», quant à lui, ne veut pas croire à un changement d’atmosphère et titre: «Diana nous manque encore horriblement» (AFP)
La presse britannique souligne lundi la sobriété frappante des premières célébrations marquant le premier anniversaire de la mort de la princesse Diana et le changement d’humeur des Britanniques. «Des bouquets ont été déposés, les rituels ont été observés mais l’humeur a changé», estime «The Independent». «Le public a manifesté ses sentiments de manière très atténuée en week-end et les foules immenses qui étaient attendues sur les sites symboliques à travers le pays ne sont pas apparues», constate le journal. «L’humeur est au recueillement, le chagrin est moins visible», estime-il. Toute la presse s’étonne également que le nom de la princesse n’ait pas été mentionné lors du service religieux auquel la famille royale a assisté dimanche dans la chapelle de Crathie, près du château écossais de...