L’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Bill Richardson, a affirmé à la télévision que la position de Washington sur les inspections des Nations Unies en Irak n’avait pas changé, tandis que l’ancien inspecteur Scott Ritter réitérait ses accusations sur un manque de soutien américain à l’UNSCOM. «Depuis avril, (…) les Etats-Unis ont exercé une pression considérable sur la commission spéciale (chargée des contrôles) et d’autres partenaires au Conseil de Sécurité tels que le Royaume-Uni pour empêcher certaines inspections qui auraient pu provoquer une confrontation avec l’Irak», a déclaré M. Ritter à la chaîne ABC. M. Ritter, l’un des anciens chefs des inspecteurs, a démissionné mercredi dernier de son poste en accusant l’ONU et Washington de ne plus soutenir l’UNSCOM. Il avait indiqué la semaine dernière que, depuis novembre, au moins six inspections ont été arrêtées sous la pression de Washington. De son côté, Bill Richardson a souligné dans une interview à la chaîne NBC qu’il «n’y avait aucun changement de politique» de la part des Etats-Unis et que «le dossier montre de la part de l’administration (du président Bill) Clinton un soutien sans précédent de l’UNSCOM». «Il y a eu des moments où le calendrier et les tactiques à suivre ont dû être discutés avec (le chef des inspecteurs, Richard) Butler», a-t-il dit. Mais «le dossier montre (…) qu’à cause de l’action des Américains, des inspecteurs comme Scott Ritter ont pu exercer leur contrôle», a ajouté M. Richardson. Dans une autre interview à la chaîne CNN, l’ambassadeur américain a affirmé: «A aucun moment nous ne sommes allés voir Butler pour lui dire «n’inspectez pas, ne faites pas cela»». «La décision (d’inspecter ou pas) revient à l’ONU. C’est la décision de Butler. Il est très indépendant», a-t-il ajouté. Dissimulation Par ailleurs, un responsable irakien a appelé hier l’ONU à clore le dossier du désarmement, estimant que la démission de l’inspecteur Scott Ritter prouvait l’échec de sa théorie selon laquelle l’Irak cache des armes prohibées. «Scott Ritter est à l’origine de la théorie de la dissimulation, selon laquelle l’Irak cache des armements prohibés», écrit dans le journal Babel M. Naji al-Haddithi, un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères. Il souligne que l’inspecteur de la Commission spéciale de l’ONU chargée de désarmer l’Irak (UNSCOM) était à l’origine de la crise sur les sites présidentiels au cours de laquelle «le gouvernement américain, soutenu par le gouvernement britannique, a failli lancer une guerre contre l’Irak». «Depuis le début, l’Irak assurait que cette théorie constituait un dérapage dangereux pour l’UNSCOM, et rendait sa mission encore plus limitée à servir les services de renseignements hostiles et les complots contre l’Irak», ajoute-t-il. «La démission de Ritter vient montrer que l’Irak avait raison et que cette théorie a été élaborée par le Mossad (services de renseignements israéliens) en coordination avec la CIA» américaine, poursuit M. Haddithi. «Et maintenant, après la chute de Ritter et de sa théorie, n’est-il pas du devoir du secrétariat général de l’ONU et du Conseil de Sécurité de faire sortir la mission de l’UNSCOM de ce tunnel et de ce cercle vicieux, de clore le dossier du désarmement et d’appliquer le paragraphe 22 de la résolution 687», qui stipule la levée de l’embargo pétrolier, s’interroge-t-il. (AFP-Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Bill Richardson, a affirmé à la télévision que la position de Washington sur les inspections des Nations Unies en Irak n’avait pas changé, tandis que l’ancien inspecteur Scott Ritter réitérait ses accusations sur un manque de soutien américain à l’UNSCOM. «Depuis avril, (…) les Etats-Unis ont exercé une pression considérable sur la commission spéciale (chargée des contrôles) et d’autres partenaires au Conseil de Sécurité tels que le Royaume-Uni pour empêcher certaines inspections qui auraient pu provoquer une confrontation avec l’Irak», a déclaré M. Ritter à la chaîne ABC. M. Ritter, l’un des anciens chefs des inspecteurs, a démissionné mercredi dernier de son poste en accusant l’ONU et Washington de ne plus soutenir l’UNSCOM. Il avait indiqué la...