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Actualités - Chronologie

Un médecin de RDA avoue avoir dopé

Un médecin de RDA, accusé d’avoir dopé des nageuses mineures, a présenté ses excuses, au bord des larmes et sous les yeux de l’une de ses victimes, à l’ouverture du deuxième grand procès du dopage systématique dans l’ancienne Allemagne communiste, mardi à Berlin. «Je ne peux pas répéter ce que j’ai toujours dit: je regrette au plus haut point», a déclaré l’ancienne praticienne du TSC Berlin, Dorit Roesler, répondant, des sanglots dans la voix, aux questions des magistrats, mais aussi de Karen Koenig, une ancienne disciple. Dorit Roesler, 50 ans, comparaît depuis mardi aux côtés d’un autre médecin et de trois entraîneurs du TSC Berlin (Peter Mattonet, Bernd Christochowitz et Klaus Klemenz) pour avoir administré des hormones masculines à 17 nageuses mineures entre 1978 et 1989, année de la chute du Mur. Son confrère Ulrich Suender, 58 ans, a également avoué avoir remis aux trois entraîneurs co-prévenus des gélules de «turinabol». Dorit Roesler et Ulrich Suender ont en revanche contesté avoir injecté aux sportives de la testostérone, une hormone mâle qui connut naguère un grand succès. Dans un prétoire bondé, Dorit Roesler a subi les questions de Karen Koenig, appelée en qualité de partie civile. La praticienne aurait-elle administré les gélules hormonales à ses propres enfants? Dorit Roesler après un silence: «Je me le suis demandé cent fois. A l’époque, je pense que oui». Les deux médecins se sont retranchés derrière la consigne donnée. Ulrich Suender a rappelé que le sport avait été érigé par le régime communiste en instrument de propagande dans la lutte idéologique entre l’Est et l’Ouest. «Nous avons suivi», a-t-il concédé. Dorit Rœsler a confessé avoir été «beaucoup trop docile». Mais, hormis les aveux de l’un des médecins, le silence observé par les accusés du premier procès le fait traîner en longueur. Au contraire, les aveux passés mardi devraient accélérer considérablement la deuxième procédure dans laquelle seules deux journées d’audience ont été programmées. Le jugement pourrait être prononcé dès jeudi. Avec ces débats, est exposée sur la place publique une pratique qui a contribué à faire de la RDA une usine à champions tenant la dragée haute, avec ses 17 millions d’habitants, aux grandes puissances, en natation féminine en particulier. Mais le tribut payé par les athlètes elles-mêmes était lourd. Selon l’acte d’accusation du procès, l’une des victimes ne peut plus avoir d’enfant et toutes les autres ont accusé de graves troubles du développement musculaire, outre les altérations de la voix, la densification du système pileux et l’apparition d’acnée constatées chez les unes ou les autres. (AFP)
Un médecin de RDA, accusé d’avoir dopé des nageuses mineures, a présenté ses excuses, au bord des larmes et sous les yeux de l’une de ses victimes, à l’ouverture du deuxième grand procès du dopage systématique dans l’ancienne Allemagne communiste, mardi à Berlin. «Je ne peux pas répéter ce que j’ai toujours dit: je regrette au plus haut point», a déclaré l’ancienne praticienne du TSC Berlin, Dorit Roesler, répondant, des sanglots dans la voix, aux questions des magistrats, mais aussi de Karen Koenig, une ancienne disciple. Dorit Roesler, 50 ans, comparaît depuis mardi aux côtés d’un autre médecin et de trois entraîneurs du TSC Berlin (Peter Mattonet, Bernd Christochowitz et Klaus Klemenz) pour avoir administré des hormones masculines à 17 nageuses mineures entre 1978 et 1989, année de la chute du...