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Actualités - Chronologie

Dans le Monde Dramatique, ridicule ou les deux à la fois

Dramatique, ridicule ou les deux à la fois, complot ou faiblesse de la chair, l’affaire Lewinsky était largement commentée et diversement appréciée mardi dans le monde après les aveux de Bill Clinton, contraint d’admettre une relation «déplacée» avec l’ancienne stagiaire de la Maison-Blanche. Pour certains journaux européens, tels «Ta Néa» (Grèce) ou «El Pais» (Espagne), l’affaire a pris une tournure «dramatique», devenant un scandale aux «conséquences imprévisibles» pour l’avenir du président. La presse italienne, qui se passionne pour le «sexgate», mettait elle aussi en avant le coup porté au «modèle» américain. «Un modèle en déclin» , écrivait aussi l’éditorialiste du quotidien de Milan «Corriere della Sera». L’affaire Lewinsky «apparaîtra toujours comme une tache dans la biographie d’un président» au bilan «pourtant assez positif», estimait également le quotidien catalan «La Vanguardian». «Le président Clinton a tenté quelque chose de peu commun chez lui: dire la vérité et admettre ses responsabilités», écrit «ABC» (conservateur). «Après sept mois de démentis et un bras de fer avec le procureur Kenneth Starr, il a admis à sa manière qu’il avait eu une relation avec Monica Lewinsky», ajoute-t-il. «El Pais» souligne également que Bill Clinton «a apporté des nuances pieuses» à sa relation avec Monica Lewinsky en la qualifiant de «relation physique qui n’était pas convenable». Selon «el Mundo» (proche des conservateurs), «la confession de Clinton, même si elle était attendue, a provoqué une stupeur logique chez les Américains», qui l’avaient entendu dire le contraire il y a sept mois. «El Periodico» (libéral) écrit dans un commentaire que cette affaire est devenue «un jeu d’intérêts». «Le cas Lewinsky a dépassé le stade d’une relation sexuelle consentie entre adultes pour devenir un montage», selon le journal. Au Proche-Orient, le journal irakien «Babel», dirigé par le fils aîné de Saddam Hussein, qualifie l’affaire de «complot sioniste». «Le jeu sioniste, dont le véritable but est de satisfaire les intérêts israéliens par la création d’un grand Israël allant de l’Euphrate au Nil, commence à se dévoiler», écrit «Babel». Bill «Clinton est sur le point de suivre l’exemple de Richard Nixon dans le scandale de Watergate, en se faisant remplacer par le vice-président Al Gore, connu par son infaillible allégeance au sionisme et son affection pour le port de la calotte juive», ajoute le journal. Selon le journal, Al Gore, lorsqu’il assumera la présidence pour la période qui reste du mandat de M. Clinton, «ramènera les négociations de paix à la case départ», conformément aux voeux d’Israël, et «continuera à faire la cour à Israël afin d’assurer son élection pour un mandat de quatre ans comme président». Selon le quotidien israélien «Haaretz», l’affaire Lewinsky affaiblit le président américain, qui «sort blessé» de ce scandale. «Même s’il ne devra pas se démettre, le président américain sort blessé de cette affaire et dans le meilleur des cas, il devra se consacrer à refaire son image de marque sur le front intérieur américain, loin du conflit du Proche-Orient», écrit le journal. Selon le «Haaretz», cette humiliation fait le jeu de M. Netanyahu qui n’a pas à craindre des pressions américaines pour débloquer le processus de paix israélien-arabe. «L’histoire retiendra que le président américain s’est fait avoir par Monica Lewinsky et qu’elle a sauvé le premier ministre israélien», conclut le journal qui déplore un tel résultat. Le quotidien populaire «Maariv» regrette pour sa part que le président Clinton ait «cessé d’agir» en tant que dirigeant de la première puissance mondiale. «Le mieux serait que cette série télévisée de bas étage quitte au plus vite nos écrans pour que le président américain puisse s’occuper de questions aussi triviales que la préservation de la paix mondiale», ironise le journal. Toute cette affaire est «ridicule», estimait le journal grec «Kathémérini». «Je ne sais pas si on doit pleurer ou rire», ajoutait un commentateur de la radio athénienne Flash. «Les deux à la fois», lui a répondu un journaliste, estimant que l’affaire Lewinsky «montre la force et la faiblesse de la démocratie américaine». Le président philippin Joseph Estrada a, quant à lui, minimisé cette affaire et concédé au président américain le droit d’avoir une vie privée, les grands de ce monde n’étant après tout que des «humains». M. Estrada a lui aussi admis par le passé quelques aventures hautes en couleur, puisque sept de ses dix enfants sont nés hors mariage, selon des informations de presse jamais démenties. «L’être humain est faible», a lui aussi remarqué l’ancien ministre finlandais de la Coopération, Toimi Kankaanniemi, que les aveux du président américain n’empêcheront pas de continuer de prier pour lui. En Chine, les aveux de Bill Clinton ont laissé le gouvernement de marbre — «Nous ne pensons pas que cela aura un impact sur les relations sino-américaines», a estimé un porte-parole du ministère des Affaires étrangères — tout en intéressant au plus haut point la presse, y compris officielle, qui a accordé une très large couverture à l’affaire. Un journal communiste grec («Rizospastis») n’a, en revanche, consacré en pages intérieures que deux paragraphes à ce scandale, soulignant que «les infidélités de Clinton ont coûté 130 millions de dollars, une somme qui aurait pu sauver des millions de vies de jeunes dans les pays du tiers monde». (AFP)
Dramatique, ridicule ou les deux à la fois, complot ou faiblesse de la chair, l’affaire Lewinsky était largement commentée et diversement appréciée mardi dans le monde après les aveux de Bill Clinton, contraint d’admettre une relation «déplacée» avec l’ancienne stagiaire de la Maison-Blanche. Pour certains journaux européens, tels «Ta Néa» (Grèce) ou «El Pais» (Espagne), l’affaire a pris une tournure «dramatique», devenant un scandale aux «conséquences imprévisibles» pour l’avenir du président. La presse italienne, qui se passionne pour le «sexgate», mettait elle aussi en avant le coup porté au «modèle» américain. «Un modèle en déclin» , écrivait aussi l’éditorialiste du quotidien de Milan «Corriere della Sera». L’affaire Lewinsky «apparaîtra toujours comme une tache dans la...