Voici le texte intégral de l’allocution télévisée prononcée par le président Clinton quelques heures après sa déposition devant un grand jury à propos de l’affaire Lewinsky: «Bonsoir. «Cet après-midi, dans cette pièce, de ce fauteuil, j’ai témoigné devant le procureur indépendant (Kenneth Starr) et le grand jury. «J’ai répondu sincèrement à leurs questions, y compris à des questions sur ma vie privée, des questions auxquelles aucun citoyen américain ne voudrait jamais répondre. «Je dois pourtant assumer la responsabilité totale de tous mes actes, tant publics que privés. Et c’est pourquoi je vous parle ce soir. «Comme vous le savez, lors d’une déposition en janvier, j’ai été interrogé sur mes relations avec Monica Lewinsky. Bien que mes réponses aient été légalement exactes, je n’ai pas fourni spontanément d’informations. «J’ai effectivement eu avec Mlle Lewinsky une relation qui n’était pas appropriée. En fait, elle était mauvaise. Elle a constitué une critique erreur de jugement et un échec personnel de ma part, dont je suis l’unique et le total responsable. «Mais j’ai déclaré aujourd’hui au grand jury et je vous déclare maintenant que je n’ai à aucun moment demandé à qui que ce soit de mentir, de dissimuler ou de détruire des preuves ou de commettre tout autre acte illégal. «Je sais que mes commentaires publics et mon silence sur cette affaire ont donné une impression erronée. J’ai induit des personnes en erreur, y compris ma propre épouse. Je le regrette profondément. «Je ne peux que vous dire que j’ai obéi à de nombreuses motivations. D’abord au désir de me protéger de l’embarras de ma propre conduite. «J’ai également été très soucieux de protéger ma famille. Le fait que ces questions aient été posées dans un procès aux motivations politiques, qui a depuis lors débouché sur un non-lieu, est aussi entré en ligne de compte. «De plus, je nourrissais des inquiétudes réelles et sérieuses sur une enquête du procureur indépendant qui a commencé par des transactions privées datant de vingt ans, des transactions à propos desquelles je pourrais ajouter qu’une agence fédérale n’a trouvé trace, voici plus de deux ans, d’aucune malversation de ma part ou de celle de mon épouse. «L’enquête du procureur privée s’est orientée sur mes collaborateurs et mes amis, puis sur ma vie privée. Et maintenant, l’enquête elle-même fait l’objet d’une enquête. «Cela a trop duré, trop coûté et blessé trop d’innocents. «Maintenant, cette affaire ne regarde que moi, les deux personnes que j’aime le plus — mon épouse et notre fille — et notre Dieu. Je dois la régler et je suis prêt à faire tout ce qu’il faut pour y parvenir. «Rien ne m’importe davantage sur le plan personnel. Mais c’est une affaire privée, et j’ai l’intention de retrouver ma vie privée, pour ma famille. Ce n’est l’affaire de personne sinon la nôtre. «Même les présidents ont une vie privée. Il est temps de cesser la destruction personnelle et l’ingérence dans la vie privée, et de poursuivre notre vie nationale. «Cette affaire distrait depuis trop longtemps l’attention de notre pays, et je prends la responsabilité de mon rôle dans tout cela. C’est tout ce que je peux faire. «Aujourd’hui, il est temps — en fait, il est plus que temps — d’aller de l’avant. «Une tâche importante nous attend. Des occasions réelles à saisir, des problèmes réels à régler, des questions de sécurité réelles à affronter. «Et je vous demande donc ce soir de vous détourner du spectacle des sept derniers mois, de réparer la structure de notre discours national et de reporter notre attention sur tous les défis et toutes les promesses du prochain siècle américain. «Merci de votre attention. Et bonne nuit». (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Voici le texte intégral de l’allocution télévisée prononcée par le président Clinton quelques heures après sa déposition devant un grand jury à propos de l’affaire Lewinsky: «Bonsoir. «Cet après-midi, dans cette pièce, de ce fauteuil, j’ai témoigné devant le procureur indépendant (Kenneth Starr) et le grand jury. «J’ai répondu sincèrement à leurs questions, y compris à des questions sur ma vie privée, des questions auxquelles aucun citoyen américain ne voudrait jamais répondre. «Je dois pourtant assumer la responsabilité totale de tous mes actes, tant publics que privés. Et c’est pourquoi je vous parle ce soir. «Comme vous le savez, lors d’une déposition en janvier, j’ai été interrogé sur mes relations avec Monica Lewinsky. Bien que mes réponses aient été légalement exactes, je n’ai...