Désarmement : l'Irak maintient son refus de coopérer avec l'UNSCOM (photo)
le 19 août 1998 à 00h00
L’émissaire spécial de l’ONU en Irak, Prakash Shah, a déclaré hier, au terme de sa mission, que Bagdad maintenait son refus de coopérer avec les experts des Nations Unies chargés de le désarmer. «L’Irak maintient sa décision de suspendre la coopération avec la Commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement (UNSCOM) et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)», a déclaré M. Shah à la presse à Bagdad. M. Shah, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, est arrivé jeudi dernier en Irak pour tenter de faire revenir les autorités irakiennes sur leur décision, annoncée le 5 août. «Il n’y a pas de changement dans la décision irakienne, mais ils (les Irakiens) veulent continuer à coopérer avec l’ONU pour obtenir une levée des sanctions», a-t-il ajouté. Selon le diplomate indien, l’Irak est notamment disposé à poursuivre sa coopération avec l’UNSCOM et l’AIEA «dans le domaine de la surveillance et de la vérification» du processus de désarmement. Il a indiqué qu’il s’était entretenu à deux reprises avec le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz, en charge du dossier des relations avec l’ONU. Il a précisé lui avoir transmis un message de M. Annan «insistant sur la nécessité pour l’Irak de reprendre sa coopération avec l’UNSCOM et l’AIEA conformément aux résolutions de l’ONU et au mémorandum d’entente signé avec le secrétaire général le 23 février». Cet accord signé entre MM. Anan et Aziz définissait les modalités d’inspection des sites dits «présidentiels» en Irak, mettant ainsi fin à une crise qui a failli dégénérer en confrontation militaire avec les Etats-Unis. «J’ai également insisté sur le fait qu’une reconsidération par l’Irak de sa décision du 5 août pourrait ouvrir la voie au Conseil de Sécurité pour examiner d’autres questions», a ajouté M. Shah, faisant allusion à une levée de l’embargo que l’Irak ne cesse de réclamer. Inacceptable M. Shah a annoncé qu’il quitterait Bagdad aujourd’hui mercredi pour New York où il pourrait présenter un rapport sur sa mission devant le Conseil de Sécurité. «Il revient au Conseil de Sécurité de décider des mesures qu’il souhaite prendre», a-t-il dit. Le responsable de l’ONU a toutefois souligné que Bagdad voulait continuer à coopérer avec les agences humanitaires de l’ONU et à travailler conjointement avec l’ONU pour appliquer le programme «pétrole contre nourriture» qui autorise l’Irak à vendre des quantités limitées de brut pour soulager une population frappée par huit ans d’embargo. L’Irak a décidé le 5 août de ne plus autoriser les experts en désarmement internationaux à inspecter de nouveaux sites, réclamant une modification de la composition de l’UNSCOM qu’il accuse de faire le jeu des Etats-Unis. Bagdad a cependant autorisé l’UNSCOM et l’AIEA à poursuivre la surveillance des 496 sites militaires et industriels déjà déclarés, qui peuvent contribuer à la fabrication d’armement de destruction massive. Le Conseil de Sécurité a jugé le 6 août l’attitude de l’Irak «inacceptable» sans toutefois brandir la menace de nouvelles sanctions. L’Irak réclame la levée de l’embargo qui lui est imposé depuis son invasion du Koweit en 1990, qui ne pourra avoir lieu que lorsque l’UNSCOM et l’AIEA assureront que Bagdad ne possède plus d’armes de destruction massive. (AFP-Reuters)
L’émissaire spécial de l’ONU en Irak, Prakash Shah, a déclaré hier, au terme de sa mission, que Bagdad maintenait son refus de coopérer avec les experts des Nations Unies chargés de le désarmer. «L’Irak maintient sa décision de suspendre la coopération avec la Commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement (UNSCOM) et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)», a déclaré M. Shah à la presse à Bagdad. M. Shah, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, est arrivé jeudi dernier en Irak pour tenter de faire revenir les autorités irakiennes sur leur décision, annoncée le 5 août. «Il n’y a pas de changement dans la décision irakienne, mais ils (les Irakiens) veulent continuer à coopérer avec l’ONU pour obtenir une levée des sanctions», a-t-il ajouté. Selon...
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