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Actualités - Chronologie

Ambiance

Alors que le président Bill Clinton commençait à déposer devant le grand jury dans la cadre de l’enquête sur sa liaison présumée avec Monica Lewinsky, une atmosphère de carnaval politico-médiatique s’emparait des abords de la Maison-Blanche. l Brian Unger, correspondant de l’émission «Daily Show» de la chaîne câblée Comedy Central, spéculait ainsi devant la Maison-Blanche sur les raisons qui poussent Kenneth Starr à s’acharner contre Bill Clinton. «Imaginez combien Ken Starr doit être frustré sexuellement pour poursuivre Clinton sur sa vie sexuelle», a lancé Brian Unger aux téléspectateurs et à quelques touristes interloqués qui passaient près de lui. «Vous ne trouvez pas que ça ressemble à un mauvais film pornographique?», a-t-il alors demandé. Plus sérieusement, Brian Unger a comparé le «Monicagate» à un scandale royal transposé sur la scène politique américaine. «Le président est l’élu du peuple. Il lui doit une explication», a-t-il expliqué. l Bill Clinton a commencé à témoigner devant le grand jury à 16h59 GMT précise, selon le porte-parole de la Maison-Blanche Mike McCurry. Mais les téléspectateurs qui ont raté le début de cette déposition historique se rassurent, il leur suffisait de zapper sur CNN pour en suivre le déroulement minute par minute. Faute de pouvoir relater ce qui se dit — la déposition a lieu par l’intermédiaire d’une caméra vidéo en circuit fermé —, la chaîne d’information continue a affiché, dans un coin de son écran, une horloge qui égrène les secondes, alors qu’un bandeau précise: «Témoignage en cours». l Le porte-parole de la Maison-Blanche, Mike McCurry, a été assailli de questions lorsqu’il s’est adressé à la presse pour annoncer le début de la déposition du président. Alors que le correspondant d’ABC lui demandait de lever la main droite — comme doit le faire toute personne pour prêter serment avant de déposer devant le grand jury —, un autre journaliste s’inquiétait de savoir si Bill Clinton ferait une déclaration publique après avoir témoigné, et si son épouse, Hillary, et sa fille, Chelsea, seraient à ses côtés. «Est-ce qu’elles seront assises à ses côtés s’il est amené à parler de relations buccales, par exemple?», a-t-il demandé. «Cela serait embarrassant pour elles». «Il est très embarrassant d’entendre les questions qui sont posées de ce côté-ci», a répondu McCurry en lui lançant un regard consterné. l Dix journalistes ont obtenu le privilège exceptionnel d’accéder à l’intérieur du tribunal fédéral, où les 23 membres du jury écoutent la déposition de Bill Clinton. Mais pas question pour eux d’entendre la déposition tant convoitée: ils ont été installés à douze mètres de la porte d’entrée de la salle où elle est retransmise à huis clos, et les autorités judiciaires ont eu la touchante attention de leur diffuser de la musique classique. l Pendant que la vie sexuelle du président était passée au crible, le «JR’s gay bar» de Washington se préparait à un événement de la plus grande importance: le concours du meilleur imitateur de Linda Tripp, prévu mardi. Le premier prix de ce concours organisé par une certaine «Monica» — une séance de maquillage à l’Académie de beauté Graham Webb International —, récompensera celui qui ressemblera le plus à Linda Tripp, l’ancienne confidente de Monica Lewinsky, qui a enregistré les conversations où celle-ci lui racontait sa liaison avec Bill Clinton.
Alors que le président Bill Clinton commençait à déposer devant le grand jury dans la cadre de l’enquête sur sa liaison présumée avec Monica Lewinsky, une atmosphère de carnaval politico-médiatique s’emparait des abords de la Maison-Blanche. l Brian Unger, correspondant de l’émission «Daily Show» de la chaîne câblée Comedy Central, spéculait ainsi devant la Maison-Blanche sur les raisons qui poussent Kenneth Starr à s’acharner contre Bill Clinton. «Imaginez combien Ken Starr doit être frustré sexuellement pour poursuivre Clinton sur sa vie sexuelle», a lancé Brian Unger aux téléspectateurs et à quelques touristes interloqués qui passaient près de lui. «Vous ne trouvez pas que ça ressemble à un mauvais film pornographique?», a-t-il alors demandé. Plus sérieusement, Brian Unger a comparé le...