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Actualités - Chronologie

Disco contre bars à ambiance

En France, décibels et soirées de danse endiablées restent l’incontournable cocktail pour les jeunes vacanciers de l’été, mais le succès des discothèques est menacé par la percée des bars à ambiance musicale. Une enquête de la Sofres sur le monde de la nuit, publiée cette semaine par le magazine «L’Industrie hôtelière», confirme cette tendance. Les jeunes sont de plus en plus nombreux à rechercher ces établissements, qui ouvrent leurs portes dès 17h. pour fermer tard dans la nuit. A peine quelques centaines voici cinq ans, ces bars ont essaimé en France pour atteindre quatre à cinq mille unités, selon l’étude de la Sofres. La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique – SACEM – cite de son côté le chiffre de plus de 3.000 bars à ambiance, en hausse de 30% sur un an. Avec cette nouvelle concurrence, les nuits en discothèque commencent de plus en plus tardivement, vers 1h. du matin, soupire Yves Bougeard, président de l’Association française des métiers de la nuit (AFMN), qui a commandé l’enquête aux côtés de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH). La France compte aujourd’hui 3.377 discothèques, mais en a perdu environ 400 au cours des cinq dernières années, dans un secteur en pleine restructuration, explique le responsable. Les établissements de capacité moyenne (700 places) tendent à disparaître. On assiste dans le même temps à l’émergence de complexes multi-salles (avec zones de musique thématiques, des bars, voire des restaurants), pouvant accueillir plus de 1.000 personnes. Ces mastodontes de la nuit, souvent installés en pleine campagne ou en périphérie des villes, représentaient 7,5% des établissements voici cinq ans, contre 12% aujourd’hui, estime M. Bougeard. De leur côté, les petites structures de moins de 200 places assurent à leurs exploitants la meilleure rentabilité au mètre carré. Les bars à ambiance proposant des soirées dansantes rejoignent d’ailleurs cette catégorie plus intimiste Sonomètres Les discothèques, déjà majoritairement implantées dans les communes de taille modeste, sont «réellement menacées dans les grandes villes» où bars d’ambiance et divertissements variés mènent la musique, juge Denis Crepin, chargé de communication de la Sacem. Outre la montée des bars à musique, le président de l’Association française des métiers de la nuit craint l’arrivée à la rentrée d’un nouveau décret sur le bruit, qui pourrait entraîner procès et fortes dépenses d’équipement. A l’avenir, les discothèques devront toutes s’équiper d’appareils de mesures des décibels visibles par la clientèle. Elles devront aussi acheter des sonomètres enregistreurs, qui seront contrôlés. Les décibels sont limités à 105 en France, 85 en Grande-Bretagne, 90 en Belgique et 103 en Italie et en Espagne. Toutefois, dans bon nombre de pays réglementant le bruit, il n’existe aucun contrôle. La musique techno, par exemple, est souvent jouée au seuil de la douleur, à 120 décibels. Pour autant, les discothèques et leurs 130 millions d’entrées annuelles, ont encore de beaux jours devant elles. L’intérêt des marques de boissons alcoolisées pour ces hauts lieux de la nuit en atteste: elles rivalisent d’imagination pour lancer des animations dans les discothèques saisonnières, où se presse une jeune clientèle estivale jugée particulièrement réceptive (70% ont entre 18 et 25 ans). Les maisons de disques livrent souvent gratuitement leurs nouveautés aux établissements du littoral français, car l’été donne généralement la mesure des tendances musicales de la rentrée. (AFP)
En France, décibels et soirées de danse endiablées restent l’incontournable cocktail pour les jeunes vacanciers de l’été, mais le succès des discothèques est menacé par la percée des bars à ambiance musicale. Une enquête de la Sofres sur le monde de la nuit, publiée cette semaine par le magazine «L’Industrie hôtelière», confirme cette tendance. Les jeunes sont de plus en plus nombreux à rechercher ces établissements, qui ouvrent leurs portes dès 17h. pour fermer tard dans la nuit. A peine quelques centaines voici cinq ans, ces bars ont essaimé en France pour atteindre quatre à cinq mille unités, selon l’étude de la Sofres. La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique – SACEM – cite de son côté le chiffre de plus de 3.000 bars à ambiance, en hausse de 30% sur un an. Avec cette...