Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le champ pétrolifère de Daqing menacé

Les sauveteurs s’activaient hier à édifier la digue de la dernière chance pour protéger le grand champ pétrolifère de Daqing alors que les inondations gagnaient du terrain dans le nord-est de la Chine. Deux ruptures de digues intervenues vendredi et samedi ont déjà contraint les autorités du champ pétrolifère — qui produit plus de 60 millions de tonnes de pétrole par an, soit la moitié de la production chinoise —, à fermer plus de 500 puits sur les 19.000 en activité. Ces fermetures se sont traduites par une baisse de la production de 6.821 tonnes entre le 12 et le 16 août, selon l’agence Chine nouvelle. Plus de 1.200 puits sont inondés. Mais les inondations, qui jusqu’à présent frappaient une région située à 60 km à l’ouest de Daqing, menacent désormais également la ville elle-même qui compte 2,42 millions d’habitants. Wang Yang, un officier cité par le quotidien «China Daily», a précisé qu’une digue de la dernière chance était édifiée à la hâte par plusieurs dizaines de milliers de soldats et de civils à une quinzaine de km de celle qui s’est rompue samedi. La digue constituée de sacs de sable devrait avoir 2,25 km de long, 2 mètres de haut et 1,5 mètre de large. Elle est destinée à remplacer les deux digues rompues le long de la rivière Nen, dont la défense a été abandonnée. Plusieurs milliers de personnes ont été bloquées dans l’obscurité à la suite de ces ruptures, précise «China Daily». D’autres se sont enfuies prestement, utilisant tous les moyens de transport disponibles: camions, charrettes, mulets et chevaux. «J’ai entendu les gens crier et courir dans tous les sens quand ils ont appris que la digue s’était rompue», raconte Liu Hai, un fermier de 47 ans, vivant à 3 kilomètres de la seconde digue. Cité par le «China Daily», Liu ajoute qu’il a marché pendant un jour pour tenter de retrouver sa femme et ses enfants. Officiellement, ces deux ruptures n’ont fait que des dégâts matériels, mais pas de victimes. Plus de 70.000 personnes ont au total été évacuées. Les inondations catastrophiques qui frappent le bassin du Yangtsé depuis près de deux mois et le nord-est depuis la fin juillet ont fait au moins 2.000 morts, selon le dernier bilan officiel qui remonte à plusieurs jours. La situation continue par ailleurs à s’aggraver dans le moyen bassin du Yangtsé en amont de la grande ville industrielle de Wuhan (7 millions d’habitants) où un nouveau pic de crue a fait monter le fleuve à des niveaux inégalés. A 9h00 heure locale (01h00 GMT) lundi, le Yangtsé atteignait un nouveau record de 45,22 mètres, avec un débit de 53.700 mètres cubes par seconde à Shashi, une ville située en bordure de la zone de débordement de Jingjiang (province centrale du Hubei). (AFP)
Les sauveteurs s’activaient hier à édifier la digue de la dernière chance pour protéger le grand champ pétrolifère de Daqing alors que les inondations gagnaient du terrain dans le nord-est de la Chine. Deux ruptures de digues intervenues vendredi et samedi ont déjà contraint les autorités du champ pétrolifère — qui produit plus de 60 millions de tonnes de pétrole par an, soit la moitié de la production chinoise —, à fermer plus de 500 puits sur les 19.000 en activité. Ces fermetures se sont traduites par une baisse de la production de 6.821 tonnes entre le 12 et le 16 août, selon l’agence Chine nouvelle. Plus de 1.200 puits sont inondés. Mais les inondations, qui jusqu’à présent frappaient une région située à 60 km à l’ouest de Daqing, menacent désormais également la ville elle-même qui compte 2,42...