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Actualités - Chronologie

Samaranch : définir ce qu'est le dopage une bonne fois pour toutes

Le Comité international olympique (CIO) doit tenter de «définir ce qu’est le dopage une bonne fois pour toutes», lors d’une réunion de sa Commission exécutive le 20 août à Lausanne, a déclaré le président du CIO, l’Espagnol Juan Antonio Samaranch. La liste des produits interdits aux sportifs «est énorme, c’est presque un livre», a-t-il indiqué à des journalistes après avoir été reçu en audience par le roi Juan Carlos à Palma de Majorque (archipel des Baléares). Le président du CIO avait estimé fin juillet que «la liste actuelle des produits dopants doit être réduite drastiquement». «Tout ce qui ne porte pas atteinte à la santé de l’athlète, pour moi, ce n’est pas du dopage», avait-il affirmé dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo, pendant le dernier Tour de France marqué par des affaires de dopage présumé. Une définition exacte «nous aiderait beaucoup pour supprimer ou ne pas supprimer» certains des médicaments de la liste des produits interdits, a-t-il indiqué vendredi à Palma. M. Samaranch a également estimé qu’il était important que toutes les Fédérations sportives internationales adoptent «le même point de vue et la même liste de sanctions» sur le sujet. Lors de sa rencontre annuelle avec le roi d’Espagne, le président du CIO a notamment évoqué la prochaine réunion du CIO à Lausanne, qui doit préparer une conférence internationale sur le dopage en janvier. Les sportifs qui prennent de l’EPO (érythropoïétine) de synthèse ne peuvent être repérés «avec certitude», et l’existence d’«une inégalité physiologique entre sportifs» est possible, estiment deux chercheurs néerlandais, dans la revue médicale britannique Lancet. Les professeurs J. Marx et P. Vergouwen, du département de médecine interne de l’hôpital universitaire d’Utrecht, ont en effet constaté que certains des échantillons sanguins prélevés sur des athlètes volontaires de haut niveau déclarant ne pas se doper avaient donné des taux d’hématocrites (volumes de globules rouges) supérieurs à 50%, la limite adoptée par l’Union cycliste internationale (UCI) et le Comité olympique international (CIO) au-delà de laquelle le dopage à l’EPO est présumé. L’UCI et le CIO prévoient toutefois des dérogations pour les coureurs ayant un taux d’hématocrites naturellement supérieurs à 50%. L’EPO est une hormone stimulant la fabrication des globules rouges transporteurs d’oxygène. L’augmentation de la quantité d’oxygène véhiculée dans les muscles est recherchée dans les sports d’endurance comme le cyclisme, le marathon ou le ski de fond. (AFP)
Le Comité international olympique (CIO) doit tenter de «définir ce qu’est le dopage une bonne fois pour toutes», lors d’une réunion de sa Commission exécutive le 20 août à Lausanne, a déclaré le président du CIO, l’Espagnol Juan Antonio Samaranch. La liste des produits interdits aux sportifs «est énorme, c’est presque un livre», a-t-il indiqué à des journalistes après avoir été reçu en audience par le roi Juan Carlos à Palma de Majorque (archipel des Baléares). Le président du CIO avait estimé fin juillet que «la liste actuelle des produits dopants doit être réduite drastiquement». «Tout ce qui ne porte pas atteinte à la santé de l’athlète, pour moi, ce n’est pas du dopage», avait-il affirmé dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo, pendant le dernier Tour de France marqué par des...