Plus de 2.000 détenus sud-coréens, dont 94 prisonniers politiques, ont été libérés de divers établissements pénitentiaires à travers le pays, à la suite d’une mesure d’amnistie décidée par le président Kim Dae-Jung à l’occasion du 50e anniversaire de la fondation de la République de Corée, a annoncé l’agence Yonhap. Les 2.174 prisonniers avaient été graciés vendredi dans un geste destiné à renforcer l’unité nationale et pour marquer la fondation de l’Etat en 1948. La mesure n’a cependant pas totalement satisfait les défenseurs des droits de l’homme qui estiment que tous les «prisonniers de conscience» doivent pouvoir bénéficier de ce geste de grâce. Le secrétaire général d’Amnesty International, Pierre Sané, lancera un appel en ce sens au président Kim, a annoncé le groupe de défense des droits de l’homme dans un communiqué reçu à Séoul. Selon Amnesty, il est «inacceptable» que des prisonniers qui ont refusé de signer un engagement à obéir à toutes les lois sud-coréennes restent derrière les barreaux. Tandis que au moins 13 prisonniers politiques détenus depuis des années ont accepté cette condition, 17 autres détenus entre 28 et 40 ans ont refusé et ont été exclus de la mesure. Selon les militants sud-coréens des droits de l’homme, il reste 360 prisonniers de conscience dans les prisons et certains attendent encore leur jugement. M. Sané se rendra en personne le mois prochain à Séoul pour demander au président Kim, ancien dissident et ancien prisonnier, «d’ordonner de nouvelles libérations et de faire cesser les arrestations de personnes en violation de leurs droits d’expression et d’association». Pour Amnesty, au moins 100 personnes ont été arrêtées en vertu des lois sur la sécurité nationale depuis l’arrivée de M. Kim au pouvoir en février dernier. (AFP)
Plus de 2.000 détenus sud-coréens, dont 94 prisonniers politiques, ont été libérés de divers établissements pénitentiaires à travers le pays, à la suite d’une mesure d’amnistie décidée par le président Kim Dae-Jung à l’occasion du 50e anniversaire de la fondation de la République de Corée, a annoncé l’agence Yonhap. Les 2.174 prisonniers avaient été graciés vendredi dans un geste destiné à renforcer l’unité nationale et pour marquer la fondation de l’Etat en 1948. La mesure n’a cependant pas totalement satisfait les défenseurs des droits de l’homme qui estiment que tous les «prisonniers de conscience» doivent pouvoir bénéficier de ce geste de grâce. Le secrétaire général d’Amnesty International, Pierre Sané, lancera un appel en ce sens au président Kim, a annoncé le groupe de défense...
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