L’ancienne principauté de Salm (est de la France), Etat indépendant pendant 42 ans au XVIIIe siècle, se souvient de sa splendeur passée, en organisant régulièrement des défilés de sa garde, en costume d’époque, avec tambours, trompettes et fifres. A plusieurs reprises durant l’été, la garde des Princes de Salm défile à date fixe dans le centre historique de Senones, petite ville nichée dans le massif vosgien et ancienne capitale de la défunte principauté, suscitant un intérêt croissant parmi les touristes. Le dernier défilé a eu lieu le dimanche 9 août entre 11h15 et 11h45. Les ultimes défilés de l’été se dérouleront les 16 et 30 août à la même heure. La garde princière est sortie de l’oubli en 1963, date de sa première reconstitution. A 11h15, le roulement des tambours retentit sur la place Clemenceau, les touristes arment leur appareil photo: la garde princière commence son défilé. Coiffés d’un tricorne noir, vêtus d’un costume vert et jaune, chaussures noires, bas blancs, les membres de la garde avancent sur la place. Le drapeau de l’ancienne principauté, fondée en 1751 par des princes originaires des Ardennes belges et rattachée à la France en 1793, flotte de nouveau, présentant fièrement les armoiries des princes de Salm: deux saumons blancs et une couronne princière blanche sur fond rouge. Monaco du XVIIIe siècle La quinzaine de gardes, tous bénévoles, se dirige vers l’abbaye de Senones, où à deux reprises Voltaire rendit visite à l’abbé Dom Calmet, connu pour son érudition. «Pour le Prince, embouchez trompettes!» lance le responsable de la garde. Aux rythmes des tambours, trompettes et fifres, la garde continue son défilé, sous les applaudissements du public, venu en famille assister à la reconstitution, qui fait revivre pendant quelques minutes une ancienne principauté largement méconnue. «Il s’agit d’une reconstitution historique, pas d’un folklore ou d’un déguisement. On n’est pas des majorettes. Je suis né ici, je ne veux pas que Senones reste inconnue des gens», explique l’énergique président de la garde, Luc Aubertin, 42 ans, mécanicien de son état. Jean-Denis Padoan, technicien de 48 ans, est porte-drapeau depuis trois ans «pour faire vivre la garde». «Le public est toujours là pour nous soutenir. C’est notre patrimoine. Et puis, il y a une bonne ambiance dans le groupe. «On essaie de faire revivre la principauté», renchérit Claude Faltrauer, guide touristique bénévole. «Ici, c’est un peu le Monaco du XVIIIe siècle. Mais les princes sont partis, ajoute-t-il, les descendants vivent à Annhalt, en Allemagne, près des Pays-Bas». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’ancienne principauté de Salm (est de la France), Etat indépendant pendant 42 ans au XVIIIe siècle, se souvient de sa splendeur passée, en organisant régulièrement des défilés de sa garde, en costume d’époque, avec tambours, trompettes et fifres. A plusieurs reprises durant l’été, la garde des Princes de Salm défile à date fixe dans le centre historique de Senones, petite ville nichée dans le massif vosgien et ancienne capitale de la défunte principauté, suscitant un intérêt croissant parmi les touristes. Le dernier défilé a eu lieu le dimanche 9 août entre 11h15 et 11h45. Les ultimes défilés de l’été se dérouleront les 16 et 30 août à la même heure. La garde princière est sortie de l’oubli en 1963, date de sa première reconstitution. A 11h15, le roulement des tambours retentit sur la place...