Le musée de la Seconde Guerre mondiale du Val-Saint-Père, près d’Avranches (Manche-France), est à vendre avec sa collection d’uniformes et d’objets militaires authentiques amassés depuis près de quarante ans par un collectionneur passionné. Cela faisait trois ans que l’idée trottait dans la tête de Maurice Bazin, propriétaire-fondateur du musée. Mais cette fois, ce Normand pur souche a pris sa décision. A 70 ans, il a envie de prendre des vacances et de céder sa collection de 147 soldats allemands et alliés habillés de pied en cap avec des pièces d’époque. Le musée, qui accueille entre 30.000 et 40.000 visiteurs par an, a été créé en 1985 dans une ancienne minoterie, mais l’histoire de la collection remonte à 1959 lorsque Maurice Bazin, alors «représentant en cycles-motos-jouets et téléviseurs», découvre chez un client un fusil allemand mauser. «Ca m’a fait quelque chose, j’ai revécu toute la fin de la guerre». raconte-t-il. M. Bazin a grandi dans une ferme de Saint-Georges-Montcocq, sur la route de Saint-Lô à Cherbourg. En 1940, il avait 12 ans quand il a vu passer les Allemands. Quatre ans plus tard, il a assisté à leur débâcle, subi les bombardements, vu de près la percée d’Avranches et accueilli les Alliés. Après la découverte du mauser, le représentant n’a eu de cesse au cours de ses nombreux déplacements de trouver les vêtements et les pièces qui allaient avec, et de recréer ainsi la période du Débarquement. Il a d’abord reconstitué un soldat allemand, «puis un Américain, un Anglais...». La collection a été amassée «Morceau par morceau». «Tout est passé par mes mains», assure ce gaillard à la forte personnalité qui n’a laissé à personne le soin de rechercher, restaurer et présenter ses trouvailles au public. Il y a d’abord la fameuse «cloche du Débarquement», trouvée dans un trou de bombes et qui a fait la renommée du musée. C’est avec elle que la vigie allemande de la pointe du Hoc a annoncé l’arrivée des troupes alliées dans la nuit du 5 au 6 juin 1944. Elle trône dans une vitrine au-dessus d’un grappin américain utilisé pour escalader les falaises du Hoc. Désormais, mis à part les motos, les vélos et les mannequins de chevaux que le futur retraité veut garder pour lui, tout est à vendre, «au plus tard en l’an 2000». Prix annoncé: 7 millions de francs. Mais à observer et écouter Maurice Bazin parler des heures durant de son musée édifié sans la moindre aide ni publicité, on comprend que l’œuvre de sa vie a un prix inestimable. (AFP)
Le musée de la Seconde Guerre mondiale du Val-Saint-Père, près d’Avranches (Manche-France), est à vendre avec sa collection d’uniformes et d’objets militaires authentiques amassés depuis près de quarante ans par un collectionneur passionné. Cela faisait trois ans que l’idée trottait dans la tête de Maurice Bazin, propriétaire-fondateur du musée. Mais cette fois, ce Normand pur souche a pris sa décision. A 70 ans, il a envie de prendre des vacances et de céder sa collection de 147 soldats allemands et alliés habillés de pied en cap avec des pièces d’époque. Le musée, qui accueille entre 30.000 et 40.000 visiteurs par an, a été créé en 1985 dans une ancienne minoterie, mais l’histoire de la collection remonte à 1959 lorsque Maurice Bazin, alors «représentant en cycles-motos-jouets et téléviseurs»,...
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