Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Saddam Hussein dénonce le comportement insultant de l'UNSCOM

Le président irakien Saddam Hussein a dénoncé le comportement «insultant» de la Commission spéciale de l’ONU chargée de désarmer l’Irak (UNSCOM). «Les équipes d’inspections (de l’UNSCOM) faisaient exprès d’exercer leurs activités les vendredis, alors que les gens se reposent et que les musulmans prient», a-t-il déclaré le 13 juin, au cours d’une réunion du commandement panarabe du parti Baas, dont la branche irakienne est au pouvoir à Bagdad, selon INA qui n’a publié ces propos qu’en fin de semaine. Le chef de l’Etat a également reproché aux experts en désarmement internationaux de mener leurs travaux «durant les fêtes nationales, dans le but de provoquer et d’insulter le peuple irakien». Bagdad a suspendu sa coopération avec l’UNSCOM et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) le 5 août, réclamant une modification de la composition de la Commission spéciale qu’il accuse de faire le jeu des Etats-Unis en repoussant indéfiniment la levée des sanctions internationales. M. Saddam Hussein a par ailleurs affirmé que la confrontation entre l’Irak et les Etats-Unis a eu pour résultat de réduire le rôle mondial de Washington. Avant l’invasion irakienne du Koweit, en août 1990, «les Etats-Unis n’avaient qu’à faire un signe du doigt pour obtenir ce qu’ils voulaient». «Maintenant, ils (les Etats-Unis) doivent avoir recours à la force militaire pour parvenir aux résultats obtenus autrefois par la pression et le dialogue. Cela signifie que leur influence commence à reculer», a-t-il ajouté. «En livrant combat à un pays relativement petit (l’Irak), à cause de leurs responsables qui ignorent la nature des peuples et qui penchent pour la force, les Etats-Unis ont perdu définitivement une occasion historique de s’affirmer comme un pays ayant une influence particulière au niveau mondial», a-t-il dit. «La fermeté de l’Irak» face aux Etats-Unis «a eu des répercussions dans d’autres pays qui ont pris des positions difficiles, comme l’Inde et le Pakistan qui ont effectué des essais nucléaires malgré les pressions américaines», a estimé M. Saddam Hussein. Le dirigeant irakien a réaffirmé que Bagdad n’avait pas d’autre choix que de faire face à l’Occident au sujet du Koweit, «l’ennemi voulant perpétuer la situation de la nation arabe comme il l’a planifiée dans les années 20», au lendemain du partage de l’empire ottoman par les puissances alliées. «Nous avons choisi la confrontation et nous en avions l’obligation, l’ennemi nous a attaqué et il devait le faire», a-t-il déclaré. «Les ennemis ont essayé de tuer Bagdad. Lorsqu’ils ont échoué, ils ont essayé d’en faire un mendiant qui sollicite la bonté humaine» en maintenant l’embargo imposé à l’Irak depuis août 1990, a-t-il dit. Mais Bagdad «veut mettre fin à l’embargo, briser le carcan de fer et ouvrir les frontières pour le commerce» avec l’étranger, a-t-il ajouté, expliquant ainsi la décision de l’Irak de ne plus accepter les aides humanitaires offertes par les autres pays, annoncées plus tôt cette année. (AFP)
Le président irakien Saddam Hussein a dénoncé le comportement «insultant» de la Commission spéciale de l’ONU chargée de désarmer l’Irak (UNSCOM). «Les équipes d’inspections (de l’UNSCOM) faisaient exprès d’exercer leurs activités les vendredis, alors que les gens se reposent et que les musulmans prient», a-t-il déclaré le 13 juin, au cours d’une réunion du commandement panarabe du parti Baas, dont la branche irakienne est au pouvoir à Bagdad, selon INA qui n’a publié ces propos qu’en fin de semaine. Le chef de l’Etat a également reproché aux experts en désarmement internationaux de mener leurs travaux «durant les fêtes nationales, dans le but de provoquer et d’insulter le peuple irakien». Bagdad a suspendu sa coopération avec l’UNSCOM et l’Agence internationale de l’énergie atomique...