L’athlétisme français compte ses médailles et ses désillusions. Les championnats d’Europe, qui ont pris fin dimanche à Budapest dans la confusion, ont sonné le glas de la gentillesse et du laxisme. A mi-olympiade, des mesures s’imposent... Il serait vain d’attacher une quelconque importance à cette médaille, celle de bronze du 4x400m messieurs, que la fédération va tenter de récupérer en prouvant fort d’images télévisuelles la bonne foi de Stéphane Diagana accusé d’avoir mis un pied hors-zone à la prise de témoin. Que le tableau de chasse se monte à cinq ou, plus officiellement, à quatre (2 or, 1 argent, 1 bronze), le résultat est sensiblement le même: le sport olympique No1 a été «à côté de ses pointes» au Nepstadion. Les responsables en sont bien conscients. A preuve cette fois, ils ne se sont pas accrochés au chiffre de 21, correspondant au nombre de finalistes sur 98 engagés dans cette compétition d’un honnête niveau sans plus où seule la sémillante Christine Arron est parvenue à bousculer les tablettes continentales avec un record d’Europe du 100m (10 sec 73). «Nous accusons un déficit de médailles par rapport aux 7 ou 8 espérées au départ, reconnaît Richard Descoux, le directeur technique national. On s’est «troué» à quatre ou cinq reprises». Outre le malheureux sort réservé au quatuor, le DTN fait allusion à la chute de l’infortuné Stéphane Diagana sur 400m haies, à la blessure cachée de Stéphane Cali (100m), à Patricia Girard sur 100m haies perturbée par son exclusion du relais, par les piètres exhibitions des sauteurs en longueur (Emmanuel Bangue et Kader Klouchi), et enfin Patricia Djaté, sa protégée, à la dérive sur 800 et 1500m. Aussi, le Toulousain est-il résolu à prendre trois résolutions la saison prochaine en vue des championnats du monde de Séville où le contingent sera réduit à 35 unités (plus une quinzaine de relayeurs): «prévoir un calendrier correspondant aux réalités du haut niveau», «mettre en place des échéances et des filtres pour les athlètes» et «faire en sorte que l’athlétime dans toutes ses composantes ne soit pas isolé avec notamment des athlètes livrés à eux-mêmes». Les athlètes n’ont pas d’excuses à faire valoir concernant leur piètre exhibition en Hongrie. La plupart étaient encadrés de leurs entraîneurs et ont disposé durant la saison de solides aides financières, ce qui met le président de la fédération Philippe Lamblin en colère. «Certaines personnes n’ont pas joué le jeu. Je ne suis pas une vache à lait», a insisté le Nordiste visant athlètes et entraîneurs. De ces six jours de compétitions pour le meilleur et surtout pour le pire, il ne restera qu’un terrible gâchis et — heureusement — la vision de cette Christine Arron souveraine, avec ses deux breloques d’or au cou. La Guadeloupéenne a brillé sur cette équipe de bric et de broc au point de faire oublier un de ses célèbres paysages: Marie-José Pérec, la triple championne olympique, qui semble appartenir au passé. «Je serais heureux de la côtoyer à nouveau, confie Richard Descoux. Mais, cela fait deux ans et demi qu’elle ne fait plus partie du paysage». Reviendra-t-elle? se demande-t-on... (AFP)
L’athlétisme français compte ses médailles et ses désillusions. Les championnats d’Europe, qui ont pris fin dimanche à Budapest dans la confusion, ont sonné le glas de la gentillesse et du laxisme. A mi-olympiade, des mesures s’imposent... Il serait vain d’attacher une quelconque importance à cette médaille, celle de bronze du 4x400m messieurs, que la fédération va tenter de récupérer en prouvant fort d’images télévisuelles la bonne foi de Stéphane Diagana accusé d’avoir mis un pied hors-zone à la prise de témoin. Que le tableau de chasse se monte à cinq ou, plus officiellement, à quatre (2 or, 1 argent, 1 bronze), le résultat est sensiblement le même: le sport olympique No1 a été «à côté de ses pointes» au Nepstadion. Les responsables en sont bien conscients. A preuve cette fois, ils ne se sont...
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