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Actualités - Chronologie

Steve Fossett poursuit sa partie de cache-cache avec les éléments

L’aéronaute américain Steve Fossett, en vol pour sa quatrième tentative de tour du monde sans escale en ballon, poursuit au-dessus de l’océan Indien sa partie de cache-cache avec la zone de haute pression qui menace sa progression vers l’Australie. Depuis son passage, mardi, au large du Cap (Afrique du Sud), Steve Fossett a engagé une bataille serrée avec les éléments, dont l’issue s’annonce capitale pour la suite de son périple. L’aéronaute se trouve dans un secteur où les vents qu’il chevauchait jusque-là se séparent en deux masses d’air divergentes, l’une le propulsant vers le nord dans une zone sans vent qui l’emprisonnerait jusqu’à épuisement de ses réserves de gaz, l’autre qui le pousserait directement vers l’Australie et lui permettrait de continuer son vol dans de bonnes conditions. L’Américain a donc légèrement réduit son altitude de croisière jusqu’à un niveau de 6.300 mètres (20.000 pieds). «Jusqu’à présent, cette manœuvre a porté ses fruits», a expliqué le météorologue Bob Rice dans son bulletin quotidien. «Nous ne serons pas pleinement rassurés pendant les douze, voire dix-huit prochaines heures», a-t-il ajouté. Mais «à l’heure qu’il est, je suis un peu plus optimiste sur nos chances de filer vers l’Australie». Steve Fossett doit absolument conduire sa monture au-dessus de l’Australie ou de la Nouvelle-Zélande, qui constituent ses dernières chances de pouvoir se poser sur la terre ferme avant d’entamer sa dernière étape au-dessus du Pacifique en direction de l’Amérique du Sud. «Au-dessus de l’Australie, on verra la forme du pilote et du ballon, l’état des réserves d’oxygène et de propane avant de prendre la décision ou non de s’attaquer au Pacifique», a expliqué l’un des responsables du vol, Jim Mitchell. Depuis son départ, vendredi, de Mendoza, au pied de la Cordillière des Andes, Steve Fossett a déjà réalisé un périple de 13.422 kilomètres (8.380 miles) et achevé le tiers du parcours qui doit le ramener au-delà de son point de départ. Ce vol représente déjà le second plus long vol de l’histoire du plus léger que l’air après celui de 16.670,22 kilomètres qu’il avait lui-même réalisé en janvier 1997 entre Saint-Louis et l’Inde pendant sa deuxième tentative de tour du monde. Le «Solo Spirit» avait franchi l’extrême pointe sud du continent africain, réalisant à cette occasion la première traversée en ballon de l’Atlantique Sud, quelque vingt ans jour pour jour après la première traversée de l’Atlantique Nord, le 17 août 1978 entre les côtes du Maine (Etats-Unis) et la France, par un trio d’Américains. (AFP)
L’aéronaute américain Steve Fossett, en vol pour sa quatrième tentative de tour du monde sans escale en ballon, poursuit au-dessus de l’océan Indien sa partie de cache-cache avec la zone de haute pression qui menace sa progression vers l’Australie. Depuis son passage, mardi, au large du Cap (Afrique du Sud), Steve Fossett a engagé une bataille serrée avec les éléments, dont l’issue s’annonce capitale pour la suite de son périple. L’aéronaute se trouve dans un secteur où les vents qu’il chevauchait jusque-là se séparent en deux masses d’air divergentes, l’une le propulsant vers le nord dans une zone sans vent qui l’emprisonnerait jusqu’à épuisement de ses réserves de gaz, l’autre qui le pousserait directement vers l’Australie et lui permettrait de continuer son vol dans de bonnes conditions....