Les deux grandes banques suisses qui sont parvenues à un accord avec les organisations juives sur les comptes en déshérence ont déclaré jeudi que d’autres entreprises et institutions suisses devraient participer au financement des 1,25 milliard de dollars qui doivent être versés aux victimes du nazisme. Le Crédit suisse et l’Union Bank of Switzerland (UBS) soulignent dans un communiqué que l’accord intervenu à New York est approuvé par le gouvernement américain et «règle définitivement l’ensemble des revendications à l’encontre de toutes les banques suisses relatives aux avoirs en déshérence et à leurs activités durant la Seconde Guerre mondiale». La BNS et l’Etat suisse étaient pressés de participer à un accord global sur les fonds en déshérence et l’or nazi, la Banque centrale ayant servi de plaque tournante en 1939-45 pour les ventes d’or allemand pillé en Europe et en provenance parfois des camps de la mort. Ces transactions sur l’or ont aidé le IIIe Reich à poursuivre son effort de guerre. La BNS était l’objet d’une plainte collective comme les grandes banques privées. Mais ni la Banque centrale ni le gouvernement de Berne ne voulaient participer aux négociations avec les organisations juives, estimant que l’affaire avait été réglée par un accord passé en 1946 à Washington entre la Suisse et les Alliés. Le Crédit suisse et l’UBS ajoutent toutefois que les assurances suisses qui sont l’objet d’une plainte collective séparée avec d’autres assurances européennes ne sont pas incluses dans l’accord. Les banques disent avoir en plus accepté de verser «un montant supplémentaire» non précisé pour combler l’écart qui pourrait subsister pour parvenir à 1,25 milliard de dollars. «Les banques partent de l’idée que d’autres entreprises et institutions suisses participeront au financement de ce montant», ajoute le communiqué. Le texte précise que l’objectif poursuivi par les deux grandes banques était d’éliminer la menace de sanctions brandies contre les banques mais aussi d’autres entreprises suisses et d’éviter de longues et coûteuses procédures judiciaires. Enfin, le Crédit suisse et l’UBS espèrent que l’argent pourra être remis rapidement aux victimes du nazisme. Elles s’engagent à continuer à soutenir les efforts de la commission Volcker et de la commission d’historiens indépendants nommés pour faire la lumière sur le rôle de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette commission est présidée par le Suisse Jean-François Bergier. (AFP)
Les deux grandes banques suisses qui sont parvenues à un accord avec les organisations juives sur les comptes en déshérence ont déclaré jeudi que d’autres entreprises et institutions suisses devraient participer au financement des 1,25 milliard de dollars qui doivent être versés aux victimes du nazisme. Le Crédit suisse et l’Union Bank of Switzerland (UBS) soulignent dans un communiqué que l’accord intervenu à New York est approuvé par le gouvernement américain et «règle définitivement l’ensemble des revendications à l’encontre de toutes les banques suisses relatives aux avoirs en déshérence et à leurs activités durant la Seconde Guerre mondiale». La BNS et l’Etat suisse étaient pressés de participer à un accord global sur les fonds en déshérence et l’or nazi, la Banque centrale ayant servi de...
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