Quelques-uns des plus grands noms du cyclisme, dont Miguel Indurain, cinq fois vainqueur du Tour de France, ont préconisé des changements fondamentaux dans la discipline pour venir à bout du dopage. Ils ont notamment réclamé des épreuves plus courtes, des tracés moins exigeants et une saison abrégée. Au lendemain d’un Tour de France rongé par des affaires de dopage, l’Union cycliste internationale avait invité plusieurs champions à s’exprimer sur le phénomène. Parmi eux figuraient également Tony Rominger, un ancien vainqueur de la grande boucle, Laurent Jalabert, l’actuel numéro un mondial, le champion olympique Pascal Richard, l’ancien champion du monde Luc Leblanc, ainsi que Stéphane Heulot, Maurizio Fondriest et Johan Bruyneel. «Ce n’est pas seulement un problème de dopage», a déclaré Laurent Jalabert, leader de la formation espagnole ONCE qui s’est retirée du Tour de France avant le début de la 17e étape pour protester contre les tracasseries policières. Il a mis en cause la durée des courses et notamment des principaux tours (France, Espagne et Italie) et la longueur de la saison. «Il nous faudra peut-être revoir le système tout entier pour éviter que certains coureurs aient recours au dopage», a-t-il ajouté. La rencontre s’est déroulée quelques heures après l’éviction du Tour du Portugal de quatre coureurs italiens contrôlés positifs. L’UCI s’est engagée à entamer une étude sur les exigences physiques des épreuves cyclistes après avoir entendu les témoignages de certains d’entre eux qui ont expliqué qu’ils étaient contraints de se doper pour survivre toute une saison. La question des sanctions, ou d’une amnistie, pour les coureurs qui ont reconnu s’être dopés, n’a été que brièvement évoquée au cours de la réunion qui a duré huit heures. Les coureurs Festina, et parmi eux les Suisses Armin Meier et Alex Zülle, qui ont reconnu avoir eu recours à l’EPO après l’exclusion de leur équipe du Tour de France, sont libres de s’aligner au départ de courses malgré leur disqualification. «Nous avons discuté un peu de la dureté des sanctions», a déclaré Luc Leblanc. «Nous avons simplement fait valoir qu’on ne peut appliquer les mêmes sanctions pour usage de caféine et de stéroïdes». L’UCI va diffuser jeudi un document de réflexion L’Union cycliste internationale (UCI) va diffuser jeudi un document de réflexion sur le renforcement de la lutte antidopage après avoir achevé ses consultations avec le milieu du cyclisme professionnel, a déclaré mercredi son porte-parole. Le document, qui devrait faire environ quatre pages, sera transmis en fin d’après-midi non seulement à la presse mais aussi aux fédérations cyclistes nationales, au Comité international olympique (CIO), aux ministères des Sports de différents gouvernements, aux organisateurs de courses, groupes sportifs et à toute la famille du cyclisme, a déclaré le porte-parole Enrico Carpani. «Il s’agit d’une réflexion sur les enseignements tirés (des scandales du Tour de France et d’autres courses), d’un document pour faire le point de la situation et de ce qu’on peut faire. C’est un point de départ pour l’avenir de la lutte antidopage», a-t-il dit. L’UCI n’a pas prévu de conférence de presse à son siège de Lausanne pour publier ses réflexions. Celles-ci concluent trois séances de travail à Paris et à Lausanne en moins d’une semaine avec les organisateurs de course, les groupes sportifs et une délégation de coureurs. L’UCI a prévu la mise en place à partir de l’an prochain d’un système de contrôles réguliers plusieurs fois par an sous la supervision des médecins d’équipe et de médecins indépendants agréés par elle. Le président de l’UCI, Hein Verbruggen, a d’autre part souhaité lancer une étude scientifique sur les performances qu’on peut exiger d’un champion. Cette réflexion pourrait conduire à un réaménagement du calendrier des courses, de la longueur et de la dureté des épreuves. Lors d’une rencontre à Lausanne, mardi, entre l’UCI et des coureurs, un consensus avait émergé sur l’acceptation par les athlètes des contrôles de santé et sur la nécessité d’une réflexion pour une action à long terme contre le dopage. Le document de l’UCI ne devrait pas porter sur les sanctions à l’encontre des cyclistes qui ont admis s’être dopés lors du dernier Tour de France où ont été contrôlés positifs lors d’autres récentes épreuves, selon M. Carpani. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Quelques-uns des plus grands noms du cyclisme, dont Miguel Indurain, cinq fois vainqueur du Tour de France, ont préconisé des changements fondamentaux dans la discipline pour venir à bout du dopage. Ils ont notamment réclamé des épreuves plus courtes, des tracés moins exigeants et une saison abrégée. Au lendemain d’un Tour de France rongé par des affaires de dopage, l’Union cycliste internationale avait invité plusieurs champions à s’exprimer sur le phénomène. Parmi eux figuraient également Tony Rominger, un ancien vainqueur de la grande boucle, Laurent Jalabert, l’actuel numéro un mondial, le champion olympique Pascal Richard, l’ancien champion du monde Luc Leblanc, ainsi que Stéphane Heulot, Maurizio Fondriest et Johan Bruyneel. «Ce n’est pas seulement un problème de dopage», a déclaré Laurent...