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Actualités - Chronologie

Risques pour la Macédoine

La Macédoine risque d’être le grand perdant à long terme de la crise du Kosovo et son existence même pourrait être remise en question par un débordement des combats et l’exode des réfugiés, avertit l’International Crisis Group (ICG) dans un rapport publié cette semaine. «Les relations inter-ethniques dans le jeune Etat — en particulier celles entre les Albanais, qui forment au moins 23% de la population, et les Macédoniens — sont mauvaises», estime ce groupe indépendant d’analystes dont le siège pour les Balkans est à Sarajevo. «Qui plus est, alors que les combats entre séparatistes albanais, la police et l’armée serbes s’intensifient dans la province voisine du Kosovo, dans le sud de la Serbie, les relations entre communautés à l’intérieur de la Macédoine se dégradent de façon alarmante», poursuit le rapport. «En conséquence, la Macédoine et son entière population, quelles que soient ses origines ethniques, courent le risque d’être à long terme les grands perdants du conflit du Kosovo. Qui plus est, dans l’hypothèse d’un débordement hors du Kosovo des combats et d’un large exode de réfugiés — une éventualité tout à fait plausible à moins que les tueries soient arrêtés — la Macédoine est mal préparée et l’existence même du pays pourrait être en danger», selon l’ICG. L’ICG propose qu’en cas d’intervention militaire de l’OTAN au Kosovo, cette opération ne soit pas lancée depuis la Macédoine, sous peine d’y enflammer les tensions inter-ethniques. Ses analystes appellent également la communauté internationale, dont l’aide économique à la Macédoine est essentielle, à conditionner cette assistance à un plus grand effort des autorités locales en faveur d’une amélioration des relations entre les communautés. (AFP-Reuters)
La Macédoine risque d’être le grand perdant à long terme de la crise du Kosovo et son existence même pourrait être remise en question par un débordement des combats et l’exode des réfugiés, avertit l’International Crisis Group (ICG) dans un rapport publié cette semaine. «Les relations inter-ethniques dans le jeune Etat — en particulier celles entre les Albanais, qui forment au moins 23% de la population, et les Macédoniens — sont mauvaises», estime ce groupe indépendant d’analystes dont le siège pour les Balkans est à Sarajevo. «Qui plus est, alors que les combats entre séparatistes albanais, la police et l’armée serbes s’intensifient dans la province voisine du Kosovo, dans le sud de la Serbie, les relations entre communautés à l’intérieur de la Macédoine se dégradent de façon alarmante»,...