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Actualités - Chronologie

Une opération héliportée mouvementée

Le jeune combattant tadjik, presqu’un enfant, a été jeté sans ménagement hors de l’hélicoptère, qu’il avait presque pris d’assaut pour fuir les combats de la région d’Ishkémish entre les Taliban et l’opposition afghane. Lui et une quinzaine d’autres jeunes soldats, manifestement épouvantés par les combats — ou par la milice religieuse des Taliban — n’avaient manifestement qu’une envie lundi: quitter la zone des combats avec l’hélicoptère, un vieux MI-17 de l’ancienne armée soviétique. Celui-ci avait quitté Taloqan, la capitale de la province de Takhar, quelques minutes auparavant pour apporter des munitions aux combattants. Pour arriver dans la localité, le vieil appareil brinquebalant a fait du rase-mottes avec les sommets des contreforts de l’Indou Kouch et un posé vertigineux pour éviter d’éventuels tirs des Taliban qui tiennent le centre de la localité à moins d’un kilomètre. Alors que les rotors tournaient encore à plein régime, les membres de l’équipage ont très rapidement jeté de l’appareil pêle-mêle, à même l’herbe du champ où il était posé, les roquettes et les caisses de munitions. Dans le hurlement de sa turbine, l’appareil a fait ensuite un décollage d’enfer pour se rendre à Sihob, une petite localité à une dizaine de kilomètres au nord d’Ishkémish, selon les indications du pilote afghan. Ce général, qui refuse de dire son nom, admet avoir été formé au début des années 80, au temps de l’occupation soviétique. L’appareil à peine posé et les dernières munitions livrées en vrac, des soldats ont chargé un combattant tué, enveloppé d’une couverture, et six blessés dont l’un, un gros pansement sur la pommette gauche, était inanimé. Ses compagnons ont expliqué que la balle était entrée par la face pour ressortir à la base arrière du crâne. Ces combattants ont raconté qu’ils revenaient de combats qui ont duré plus de dix heures pour le contrôle d’un col situé à une dizaine de kilomètres de Sihob, dont ils ignoraient d’ailleurs l’issue véritable. C’est après avoir chargé ces blessés, que les jeunes soldats ont voulu monter de force dans l’appareil, en dépit des soldats qui en défendaient l’accès. Il a fallu l’intervention de vieux commandants moujahidine pour rétablir le calme. Parmi ceux-ci, le commandant Qwatra, un combattant très connu du Badakshan, la province de l’extrême nord-est du pays, qui a été de toutes les guerres depuis 1979, date de l’entrée des Soviétiques dans le pays. (AFP)
Le jeune combattant tadjik, presqu’un enfant, a été jeté sans ménagement hors de l’hélicoptère, qu’il avait presque pris d’assaut pour fuir les combats de la région d’Ishkémish entre les Taliban et l’opposition afghane. Lui et une quinzaine d’autres jeunes soldats, manifestement épouvantés par les combats — ou par la milice religieuse des Taliban — n’avaient manifestement qu’une envie lundi: quitter la zone des combats avec l’hélicoptère, un vieux MI-17 de l’ancienne armée soviétique. Celui-ci avait quitté Taloqan, la capitale de la province de Takhar, quelques minutes auparavant pour apporter des munitions aux combattants. Pour arriver dans la localité, le vieil appareil brinquebalant a fait du rase-mottes avec les sommets des contreforts de l’Indou Kouch et un posé vertigineux pour éviter...