Exposition individuelle numéro deux pour Amine Boulos chez Epreuve d’Artiste. Vingt-neuf collages mêlant personnages, statues, paysages. «Ces œuvres sont moins baroques que ma première expo. Mais elles sont également plus surréalistes». Boulos insiste sur le fait que la signification des toiles réside dans le regard de l’observateur. C’est pour cette raison qu’il ne titre pas ses œuvres. «Un titre guide toujours le regard et je veux que l’interprétation des visiteurs ne soit en aucun cas influencée. Elle doit rester subjective». Les statues sont découpées d’une illustration de la «Porte de l’enfer» de Rodin. «Le nu enlève toute référence à une époque, à un lieu. Par ailleurs, il y a des références précises à une période déterminée, à un lieu, à un événement». C’est ainsi que l’on trouve des femmes vêtues de costumes d’époque, des clichés des colonnes éternelles de Baalbeck, d’une manifestation populaire, d’un désert où défilent des chameaux... «L’intérêt du collage c’est justement de pouvoir mélanger les lieux, les époques, les styles. Je voulais souligner ici les contradictions». Pour Amine Boulos, la beauté de l’homme réside dans sa bipolarité. «Je fais partie de ces hommes qui préfèrent le noir et le blanc, mais jamais le gris...». Jusqu’au 22 août.A l’occasion du championnat du monde militaire d’équitation, qui se déroule au centre équestre de Fakra, Serge Tchekhov expose une trentaine de toiles représentant la plus noble conquête de l’homme. Installé au Liban depuis 3 ans, Tchekhov organisait des expositions de peinture. A force de côtoyer les artistes, il a acquis un coup de pinceau plus expérimenté. Ce qui lui a valu d’apprendre quelques secrets du métier comme la technique du pastel sur bois... que l’on ne trouve pas sous le pas d’un cheval. «C’est une spécialité que le peintre Ishkine m’a inculqué et que j’applique ici», dit l’artiste. «Techniquement difficile à réaliser mais elle donne un bel effet. On dirait que c’est une peinture à l’huile... Sur les cimaises, trois catégories de tableaux: les portraits de cavaliers libanais; les pur-sang arabes et les camarguais, puis la fantasia, cette fête équestre marocaine. «La fantasia est une tradition marocaine qui date de plus d’un siècle. C’est une grande fête équestre où les cavaliers armés de fusils donnent à voir leur bravoure. Elle existe toujours mais elle a revêtu aujourd’hui un aspect plus pacifique». Le cheval c’est le dada de Tchekhov. Il en possède quatre d’ailleurs. Mais il préfère peindre ceux des autres. Au cours de ses nombreux déplacements, il les immortalise sur papier glacé pour les croquer plus tard. La beauté des pur-sang arabes le fascine. Il a peint notamment le fameux étalon blanc du roi Hassan de Maroc. Une exposition en hommage à ces nobles créatures que sont les chevaux. Jusqu’au dimanche 16 août.
Exposition individuelle numéro deux pour Amine Boulos chez Epreuve d’Artiste. Vingt-neuf collages mêlant personnages, statues, paysages. «Ces œuvres sont moins baroques que ma première expo. Mais elles sont également plus surréalistes». Boulos insiste sur le fait que la signification des toiles réside dans le regard de l’observateur. C’est pour cette raison qu’il ne titre pas ses œuvres. «Un titre guide toujours le regard et je veux que l’interprétation des visiteurs ne soit en aucun cas influencée. Elle doit rester subjective». Les statues sont découpées d’une illustration de la «Porte de l’enfer» de Rodin. «Le nu enlève toute référence à une époque, à un lieu. Par ailleurs, il y a des références précises à une période déterminée, à un lieu, à un événement». C’est ainsi que l’on...
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