Le tourisme, très important pourvoyeur de devises pour l’économie du Kenya, pourrait faire les frais de l’attentat anti-américain de vendredi dernier à Nairobi où l’on craint une hémorragie de touristes en pleine haute saison estivale pour l’hémisphère Nord. «Le coût pour nous sera considérable parce que l’économie ne se trouve déjà pas dans une situation très saine et qu’un événement aussi médiatisé ne peut qu’aggraver les choses», reconnaît Gideon Ndambuki, ministre d’Etat à la présidence. Le tourisme kényan, qui mise essentiellement sur d’extraordinaires parcs d’animaux sauvages et un littoral de l’Océan indien enchanteur, équivaut à un tiers du PNB. Ce dernier devrait connaître une croissance de seulement +1,9% cette année, contre +2,7% en 1997. Et aujourd’hui, les analystes craignent que cette prévision ne soit un peu trop optimiste compte-tenu de l’impact de l’attentat sur les grands secteurs de l’économie. «L’une des grandes inconnues de la situation est la suivante: comment vont réagir les assureurs?», s’interroge Hamish Keith, président de l’Association des hommes d’affaires britanniques au Kenya. «Il existe un risque important de voir certaines victimes ne pas être couvertes par leur assurance et cela pourrait être fatal aux entreprises les plus durement touchées». Pour Chris Chirubi, président de l’Association kényane des industriels (KAM), l’explosion risque d’annuler le léger mieux enregistré dernièrement dans le secteur touristique, victime en 1997 d’une année noire. «Les Américains ont déjà commencé à dire à leurs compatriotes que le Kenya n’est pas sûr comme destination touristique, ce qui veut dire que les touristes ne viendront pas», craint-il. Et pourtant, le nombre de touristes américains commençait à progresser. Pour Chris Chirubi, l’attentat ne pouvait donc pas plus mal tomber, en pleine stagnation de l’économie. Mais Charles Gardiner, qui représente sur place une autre association de chefs d’entreprises britanniques opérant en Afrique de l’Est, est moins pessimiste. Il fait le pari que l’explosion de vendredi n’entamera pas trop durement la confiance des investisseurs dans le Kenya. «Je crois que les investisseurs savent bien qu’il s’agit d’un événement qui n’a rien à voir avec la situation politique ou économique intérieure du pays. Il n’y a aucune raison qu’il ait un impact sur le moral des chefs d’entreprise au Kenya», (Reuters)
Le tourisme, très important pourvoyeur de devises pour l’économie du Kenya, pourrait faire les frais de l’attentat anti-américain de vendredi dernier à Nairobi où l’on craint une hémorragie de touristes en pleine haute saison estivale pour l’hémisphère Nord. «Le coût pour nous sera considérable parce que l’économie ne se trouve déjà pas dans une situation très saine et qu’un événement aussi médiatisé ne peut qu’aggraver les choses», reconnaît Gideon Ndambuki, ministre d’Etat à la présidence. Le tourisme kényan, qui mise essentiellement sur d’extraordinaires parcs d’animaux sauvages et un littoral de l’Océan indien enchanteur, équivaut à un tiers du PNB. Ce dernier devrait connaître une croissance de seulement +1,9% cette année, contre +2,7% en 1997. Et aujourd’hui, les analystes...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.