Le président Bill Clinton s’est engagé à punir les responsables des attentats de Nairobi et Dar es Salaam, mais l’enquête risque d’être longue, selon les experts. Officiellement, les responsables américains se refusent à donner des indications sur d’éventuelles pistes. Mais les regards se sont immédiatement tournés vers les groupes terroristes capables de mener de telles attaques, en particulier islamistes. «Cette attaque apparaît avoir été très bien préparée, très bien coordonnée — clairement pas le travail d’amateurs», a déclaré un porte-parole de la présidence américaine, P.J. Crowley. Selon Richard Haass, expert à la Brookings Institution, un centre de recherche basé à Washington, le nombre de groupes terroristes capables de mener de telles attaques est relativement restreint. Parmi eux, a-t-il dit sur la chaîne de télévision NBC, figure le Jihad, une organisation islamiste armée égyptienne, ainsi que le financier séoudien Oussama Ben Laden, qui œuvre à partir de l’Afghanistan, et qui est décrit comme un terroriste notoire ayant déjà menacé de s’en prendre aux intérêts américains. «Clairement, quiconque est derrière (ces attentats) est quelqu’un qui a de l’argent et des ressources», a estimé M. Haass. «Ben Laden est l’un d’entre eux, mais tristement pas le seul», a-t-il ajouté. Les deux attentats interviennent au lendemain de la menace de «représailles» contre les Etats-Unis lancé par le Jihad, qui accusait Washington d’avoir «planifié» l’extradition vers l’Egypte de sept de ses militants résidant en Albanie et dans un autre pays de l’Est européen. Pour Daniel Gore, du Centre d’études stratégiques et internationales à Washington, le Jihad figure également parmi les potentiels suspects. «Un groupe comme le Jihad serait un suspect potentiel parce qu’ils ont de façon répétée menacé, y compris récemment, les Etats-Unis», a-t-il affirmé, également sur NBC. Mais la diplomatie américaine compte de nombreux autres adversaires, dans le contexte notamment d’une paix israélo-palestinienne toujours bloquée et de crises répétées avec l’Irak. En outre, des pays comme la Libye, le Soudan, l’Iran, l’Afghanistan, Cuba, l’Irak et la Corée du Nord figurent sur la liste des pays soutenant le terrorisme que le département d’Etat publie chaque année. A Washington, une association de représentants musulmans a toutefois aussitôt mis en garde contre toute «hystérie anti-islamique». «Aucune preuve n’a encore fait surface au sujet de l’identité des auteurs de l’attentat», a ainsi indiqué Jihad Awad, directeur exécutif du Conseil des relations américano-islamiques (Council on American-Islamic Relations). (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président Bill Clinton s’est engagé à punir les responsables des attentats de Nairobi et Dar es Salaam, mais l’enquête risque d’être longue, selon les experts. Officiellement, les responsables américains se refusent à donner des indications sur d’éventuelles pistes. Mais les regards se sont immédiatement tournés vers les groupes terroristes capables de mener de telles attaques, en particulier islamistes. «Cette attaque apparaît avoir été très bien préparée, très bien coordonnée — clairement pas le travail d’amateurs», a déclaré un porte-parole de la présidence américaine, P.J. Crowley. Selon Richard Haass, expert à la Brookings Institution, un centre de recherche basé à Washington, le nombre de groupes terroristes capables de mener de telles attaques est relativement restreint. Parmi eux, a-t-il...